Beyond "Looking Through": Monetary Policy Responses and Communication Under Supply-Driven Inflation
Au moyen d’une expérience macroéconomique contrôlée, nous comparons des règles de politique monétaire qui se distinguent par la mesure dans laquelle elles font abstraction des variations d’inflation : une politique de réaction forte à l’inflation, et une politique de réaction modérée. Nous combinons chaque règle à des protocoles de communication qui varient selon l’information diffusée par la banque centrale au sujet des mesures prises : information qualitative limitée, information quantitative détaillée ou information quantitative détaillée assortie de projections relatives à l’inflation et à la production. Au milieu de chaque séance, nous augmentons la persistance du choc d’inflation par les coûts. Faire abstraction des chocs importants et persistants accentue et prolonge l’inflation et accroît le risque de désancrage des attentes d’inflation, tandis qu’une politique monétaire plus restrictive permet de freiner l’inflation plus rapidement. C’est principalement par l’intermédiaire des projections que la communication produit ses effets. L’ajout d’informations quantitatives détaillées aux communications qualitatives a peu d’effet sur les résultats observés. En revanche, la communication de projections réduit l’inflation et les pertes de production, ancre les attentes d’inflation et diminue les erreurs de prévision. Avec une politique de réaction modérée, les projections ancrent les attentes d’inflation et réduisent l’inflation après un accroissement de la persistance d’un choc d’offre. Il est souhaitable de faire abstraction de l’inflation provoquée par un choc d’offre uniquement lorsque la banque centrale peut communiquer des projections crédibles servant de points de repère pour les attentes.