Publication

  • 14 décembre 1996

    L'incidence des fluctuations du taux de change sur les prix à la consommation

    Dans le premier volet, plutôt théorique, l'auteure analyse les facteurs qui influencent le mécanisme par lequel les variations du taux de change se transmettent aux prix à la consommation. Dans le second, elle examine l'expérience canadienne récente en la matière à partir de 1992. Plus précisément, elle utilise l'analyse de la première partie pour expliquer pourquoi la dépréciation de près de 20 % du dollar canadien entre 1992 et 1994 ne s'est pas traduite par une hausse du taux d'inflation aussi forte qu'on l'aurait prévu à la lumière des estimations traditionnelles de l'incidence des variations du taux de change sur les prix. L'auteure explique ce phénomène d'abord par les facteurs énumérés dans le volet théorique, à savoir la conjoncture de la demande, les coûts d'ajustement des prix et la perception de la durée de la dépréciation, et ensuite, par des facteurs plus particuliers tels que l'abolition des droits de douane entre le Canada et les États-Unis et la restructuration du marché de la vente au détail. Ces derniers éléments ont sans doute contribué à neutraliser l'effet de la dépréciation du dollar sur les prix.
  • 13 décembre 1996

    Structure des échéances des avoirs et engagements financiers des ménages

    Le texte vise à évaluer la structure des échéances du bilan des ménages et le degré de flexibilité des taux des emprunts et des avoirs financiers des particuliers. Les contrats à taux fixes pour les moyen et long termes constituent la majeure partie des avoirs productifs d'intérêts et des engagements financiers des ménages. Le profil de consommation des particuliers est donc plus influencé par les effets de richesse des variations des taux d'intérêt que par les effets de revenu, et une modification durable des taux d'intérêt ne produira pleinement ses effets sur la consommation qu'après un certain temps.
  • 12 décembre 1996

    Le marché canadien des obligations coupon zéro

    Une obligation classique est un titre de dette assorti d'un certain nombre de coupons d'intérêt payables périodiquement et d'un montant en principal remboursable à l'échéance. Comme l'indique son nom, l'obligation coupon zéro ne comporte pas de coupons d'intérêt périodiques; elle est remboursable in fine. L'obligation coupon zéro est vendue à un prix inférieur à sa valeur nominale et remboursée à sa valeur nominale à l'échéance. Le rendement obtenu est équivalent à la différence entre la valeur nominale de l'obligation et son coût d'acquisition, qui est inférieur à cette valeur. Dans cet article, l'auteur examine les caractéristiques, à titre d'instrument de placement, de l'obligation coupon zéro. L'auteur s'intéresse en particulier à un type d'obligation coupon zéro, l'obligation coupons détachés, que les courtiers en valeurs mobilières créent en séparant des obligations classiques les coupons d'intérêt. Le marché des obligations coupons détachés s'est considérablement développé au Canada depuis les années 80 et il constitue maintenant un compartiment à part entière du marché canadien des titres à revenu fixe. Son dynamisme accroît la liquidité et l'efficience du marché des valeurs à revenu fixe, ce qui contribue à réduire le coût global du financement pour le gouvernement.