Allan Crawford

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Publications de la Banque

Articles de la Revue de la Banque du Canada

23 février 2012

Quels facteurs expliquent les tendances observées dans l’évolution de la dette des ménages canadiens?

Comme dans bon nombre d’autres pays, l’endettement des ménages a affiché une tendance à la hausse au Canada sur les trente dernières années. Cette évolution a été imputable tant au crédit hypothécaire à l’habitation qu’au crédit à la consommation. À l’aide de microdonnées, les auteurs analysent les principaux facteurs à la base de l’accroissement tendanciel soutenu des crédits aux ménages observé depuis la fin des années 1990. La progression des revenus et la faiblesse des taux d’intérêt ont rendu l’achat d’une maison plus abordable et nourri la hausse importante des taux d’accession à la propriété et du crédit hypothécaire. La croissance du crédit à la consommation a été favorisée en grande partie par le renchérissement des logements (utilisés en garantie de prêts) et par des innovations financières qui facilitent l’accès des ménages à ce type de crédit.
Type(s) de contenu : Publications, Articles de la Revue de la Banque du Canada Code(s) JEL : D, D1, D12, D14, E, E5, E51
7 avril 2009

Incertitude du niveau des prix, cible de niveau des prix et contrats d'emprunt nominaux

De nombreuses banques centrales dans le monde ont adopté un régime de cibles d'inflation comme cadre de conduite de la politique monétaire. Néanmoins, on s'intéresse de plus en plus à un autre type de régime, ciblant plutôt le niveau général des prix.
20 mai 2002

Les tendances de la croissance de la productivité au Canada

Cet article décrit les grandes tendances affichées par la croissance de la productivité du travail au Canada depuis le début des années 1960 et résume les connaissances actuelles des causes des profils observés dans le passé. Une attention particulière est accordée à la seconde moitié des années 1990, durant laquelle le rythme de croissance de la productivité a été beaucoup plus rapide aux États-Unis qu'au Canada. L'auteur analyse les données empiriques sur la contribution des technologies de l'information et des communications aux écarts récents entre le taux de croissance de la productivité au Canada et celui enregistré aux États-Unis. Il examine également d'autres déterminants clés de la productivité d'un pays, notamment la formation du capital humain et l'ouverture aux échanges internationaux. Enfin, il évalue la probabilité que le taux tendanciel de croissance de la productivité augmente au Canada au cours des années à venir.
17 novembre 2001

La prévisibilité du taux moyen d'inflation en longue période

L'incertitude entourant le niveau de l'inflation future a des effets néfastes sur l'économie car elle fausse les décisions des ménages et des entreprises en matière d'épargne et d'investissement. Comme ce genre de décision implique des horizons de planification de plusieurs années, il est possible d'atténuer les coûts associés à cette incertitude en établissant un cadre de conduite de la politique monétaire qui accroît la prévisibilité de l'inflation à long terme. La déclaration émise en mai 2001 sur la reconduction de la cible de maîtrise de l'inflation précisait que la politique monétaire chercherait à maintenir l'inflation à 2 %, le point médian de la fourchette cible, à un horizon de six à huit trimestres. L'auteur explique en quoi cet engagement des autorités monétaires rend l'inflation moyenne davantage prévisible à des horizons supérieurs à un an. Pour illustrer cette relation, il passe en revue l'expérience vécue par le Canada depuis l'établissement de cibles d'inflation.
13 novembre 2000

Résumé du séminaire sur la stabilité des prix et la cible à long terme de la politique monétaire

Les 8 et 9 juin 2000, la Banque du Canada a tenu un séminaire afin d'examiner certains des principaux éléments susceptibles de peser dans la décision des autorités canadiennes concernant la cible de maîtrise de l'inflation applicable après 2001. Deux grandes questions y ont été abordées : l'importance de la rigidité à la baisse des salaires nominaux et ses conséquences sur l'emploi, ainsi que les mérites relatifs de cibles fondées sur le niveau des prix et sur le taux d'inflation. Un autre point d'importance capitale avait trait à l'appréciation qu'il convient de faire de toutes les données du problème pour se former une opinion sur la cible à adopter à long terme. L'article présente un survol des thèmes débattus et décrit plus en détail chacune des études.
14 décembre 1998

La rigidité à la baisse des salaires

La capacité de l'inflation de faciliter l'ajustement des prix et des salaires, donc d'améliorer la tenue de l'économie, a fait couler beaucoup d'encre récemment. Le débat s'est focalisé plus précisément sur la question de savoir si les salaires sont rigides à la baisse. On dit que les salaires sont « rigides à la baisse » quand le taux de rémunération de certains travailleurs résiste aux pressions à la baisse qu'exerce une modification de l'offre et de la demande. Certains auteurs ont laissé entendre que, lorsque la rigidité à la baisse des salaires nominaux est généralisée, il vaut mieux adopter une politique monétaire visant un taux d'inflation positif. Dans cet article, les auteurs évaluent l'hypothèse de la rigidité des salaires. Ils se penchent d'abord sur les observations empiriques afin d'évaluer le degré de rigidité à la baisse des salaires au Canada. Ils analysent ensuite quelques éléments fondamentaux de l'hypothèse de rigidité et ses implications pour l'emploi et voient si la combinaison d'une rigidité des salaires et d'une faible inflation a effectivement réduit l'emploi.

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