Bruno Feunou Kamkui est directeur au département des Marchés financiers de la Banque du Canada. Il a auparavant travaillé à l'Université Duke en tant qu'associé postdoctoral. Il a complété son doctorat à l'Université de Montréal.
Cette étude introduit CLONE, une méthode qui décompose les mouvements des prix des actifs en quatre types d’informations (demande globale, productivité, inflation et politique monétaire) en utilisant les actions, les obligations et les swaps indexés à l’inflation. La simplicité et l’orientation prospective de la méthode aident les décideurs à déterminer les facteurs économiques qui sous-tendent les mouvements des prix des actifs.
Existe-t-il un risque de désancrage des anticipations d’inflation à court terme? Nous estimons la prime de risque d’inflation à l’aide de modèles traditionnels d’évaluation des actifs pour répondre à cette question. Le risque de désancrage est élevé par rapport à celui de la période qui a précédé la pandémie de COVID-19, et il est plus élevé aux États-Unis qu’au Canada.
La baisse des taux d’intérêt réels sans risque au cours des trois dernières décennies a relancé les discussions au sujet du taux d’intérêt neutre réel, « R* ». Nous nous intéressons aux déterminants et aux méthodes d’estimation du taux neutre ainsi qu’aux facteurs influant sur sa baisse et sa trajectoire future.
Partant de deux approches complémentaires, nous étudions l’influence des nouvelles macroéconomiques américaines sur les fluctuations à basse fréquence dans la structure par terme des taux d’intérêt au Canada, en Suède et au Royaume-Uni. Nous constatons que les nouvelles macroéconomiques des États-Unis jouent un rôle particulièrement important dans les variations de la composante d’anticipation des taux courts nominaux, des taux courts réels et du taux d’inflation au sein des petites économies ouvertes.
Au moyen de notre nouvel outil quantitatif, nous montrons comment les risques pesant sur les perspectives d’inflation et de croissance ont évolué au cours de 2023.
L’incertitude qui entoure l’évolution future du taux directeur de la Banque du Canada est mesurée à l’aide de la volatilité implicite, qui s’obtient au moyen des prix des options sur taux d’intérêt, et de la volatilité réalisée, calculée à partir des prix intrajournaliers des contrats à terme sur taux d’intérêt. Ces deux indicateurs montrent que l’incertitude a diminué après l’adoption par la Banque des grandes mesures de politique visant à contrer la crise financière de 2007–2009. Les résultats indiquent aussi que l’incertitude baisse généralement après la publication du taux directeur de la Banque.
« Secular Economic Changes and Bond Yields », (avec la collaboration de Jean-Sebastien Fontaine), The Review of Economics and Statistics, 2023, vol. 105, no 2, p. 408–424.
« Which Model to Forecast the Target Rate? », (avec la collaboration de Jean-Sebastien Fontaine et Jianjian Jin), Studies in Nonlinear Dynamics & Econometrics(SNDE), vol. 25, no 1, février 2021, numéro d'article : 20190005.
« Downside Variance Risk Premium », (avec la collaboration de Jahan-Parvar Mohammad et Cedric Okou), Journal of Financial Econometrics, vol. 16, no 3, juin 2018, p. 341–383.
« Implied Volatility And Skewness Surface », (avec la collaboration de Romeo Tedongap et Jean-Sebastien Fontaine), Review of Derivatives Research, (juillet 2017) vol. 20, no 2, p. 167-202.
« Modeling Market Downside Volatility », (avec la collaboration de Jahan-Parvar Mohammad et Romeo Tedongap), Review of Finance, (janvier 2013), vol. 17, no 1, p. 443-481.