A Non-Paradoxical Interpretation of the Gibson Paradox

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L'auteur de l'étude montre qu'il est possible de calculer le taux d'intérêt réel en combinant le niveau des prix avec le taux d'intérêt nominal dans le cadre d'un régime monétaire où le niveau des prix est stationnaire par rapport à sa tendance. Il constate en effet que, sous un tel régime, le niveau des prix véhicule de l'information intertemporelle tout comme les taux d'intérêt nominaux. L'auteur estime une série chronologique de taux d'intérêt réels pour la totalité de la période de l'étalon-or au Royaume-Uni, en postulant que les agents s'attendent à ce que le niveau des prix retourne à sa valeur d'équilibre à long terme. Loin d'être paradoxale, la corrélation positive observée entre le niveau des prix et le taux d'intérêt nominal (ou paradoxe de Gibson) aide à expliquer pourquoi le taux d'intérêt nominal est resté si stable durant une période marquée par les guerres et d'importantes découvertes d'or. La nouvelle série de taux d'intérêt réels obtenue permet à l'auteur de réexaminer le résultat de Barro (1987) concernant l'incidence des variations temporaires des dépenses militaires sur les taux d'intérêt et de lever l'hypothèse que le taux d'intérêt nominal à long terme est également le taux réel attendu.