Il est de plus en plus reconnu internationalement que la politique monétaire peut contribuer à la hausse de la productivité et du niveau de vie en créant un climat où le taux d'inflation est bas et stable. C'est ce qu'a déclaré le gouverneur de la Banque du Canada, M. Gordon Thiessen, lors d'une allocution qu'il a prononcée aujourd'hui au Fraser Institute. M. Thiessen a décrit certains des concepts de base et certaines mesures qui sont utilisés dans le débat en cours actuellement au sujet de la productivité et du lien qui existe entre celle-ci et le niveau de vie. Il a également expliqué la place de la politique monétaire dans ce débat.

« Un taux d'inflation bas et stable réduit les incertitudes à l'égard de l'évolution future des prix, abaisse la fréquence des cycles de surchauffe et de contraction économiques et contribue au maintien de faibles taux d'intérêt. Tout cela encourage les entreprises à investir dans du nouveau matériel et de nouvelles technologies et à ainsi réaliser des gains de productivité », a affirmé M. Thiessen.

Toutefois, il a insisté sur le fait que les gains de productivité ne tombent jamais du ciel. « De nos jours, ils semblent liés aux nouvelles technologies – à la volonté de les adopter et à la souplesse nécessaire pour s'y adapter. C'est cela que nous devons absolument rechercher au Canada. »

M. Thiessen a fait remarquer que même si les gains de productivité servent d'assise à la hausse des revenus et du niveau de vie, d'autres facteurs peuvent entrer en jeu, comme la proportion de la population qui détient un emploi et les prix que nous obtenons pour les produits que nous vendons à l'étranger.

Le gouverneur a souligné que « l'évolution récente de la situation économique au Canada permet (...) d'espérer que les choses vont s'améliorer. La croissance de la productivité s'est accélérée (...). De plus, les investissements en machines et matériel et dans les nouvelles technologies se sont vivement accrus au cours des trois dernières années ».