L'étude présente les résultats de l'application aux données canadiennes, à titre expérimental, d'une approche proposée initialement par Feldstein (1997 et 1999). Ce dernier constate que, même à de bas taux d'inflation, l'interaction de l'inflation et de l'imposition des revenus tirés de placements (gains en capital, dividendes et intérêts) dans un régime fiscal imparfaitement indexé entraîne des distorsions coûteuses. Compte tenu du caractère exploratoire de leur recherche, les auteurs se contentent d'esquisser à grands traits le fondement conceptuel de la démarche de Feldstein et de présenter des estimations rudimentaires pour les données utilisées et les résultats obtenus. Les effets négatifs de l'inflation sur le bien-être, qui se révèlent importants du point de vue économique lorsque cette approche est appliquée au cas canadien, découlent surtout des distorsions liées à l'absence de synchronisme entre les activités de consommation et d'épargne. Toutefois, en raison de leurs réserves au sujet de l'approche de Feldstein, les auteurs se sont abstenus de peaufiner leurs estimations ou d'indiquer lesquelles leur semblent les plus plausibles.