La forte augmentation de la richesse au cours de la deuxième moitié des années 1990 a généré l'équivalent d'un certain montant d'épargne et, du même coup, un glissement important du taux d'épargne des ménages. Dans la présente étude, l'auteur tente d'expliquer cette baisse importante du taux d'épargne observée depuis 1995. Pour ce faire, il utilise la méthodologie de King, Plosser, Stock et Watson (King et coll. 1991). Contrairement aux résultats obtenus par plusieurs autres études, les résultats de la présente montrent que l'effet de la richesse sur la consommation est de nature transitoire plutôt que permanente et qu'il s'estompe relativement vite. La méthodologie utilisée permet de prendre en compte l'endogénéité des variables du modèle, tout en identifiant la réaction de la consommation à des chocs permanents de revenu, de richesse boursière et de richesse immobilière. Elle permet également de calculer la propension marginale des ménages à consommer la richesse boursière, qui se situe aux environs de 5,8 %. Par conséquent, environ la moitié de la baisse du taux d'épargne observée à partir de 1995 s'expliquerait par la hausse impressionnante de la richesse boursière au cours de cette période. L'autre moitié, quant à elle, serait plutôt imputable à la hausse de la richesse immobilière et de la propension marginale à consommer le revenu.