Les modèles traditionnels relatifs aux régimes de change font abstraction des effets déstabilisateurs qu'ont les variations marquées et imprévues du taux de change. Des études récentes montrent toutefois que ces variations entraînent des coûts réels pour les économies émergentes, du fait de la dollarisation du passif, de la fragilité du secteur financier ou de la vulnérabilité des bilans. À l'aide d'un modèle qui tient compte des effets déstabilisateurs des mouvements inattendus du taux de change imputables aux attaques spéculatives, l'auteur évalue la tenue affichée par une économie émergente sous différents régimes (changes fixes établis de façon crédible, changes fixes susceptibles de s'effondrer et changes flottants). Le modèle est appliqué à l'économie sud-coréenne afin de déterminer quel régime de change est le plus avantageux.