Lors de la parution du Rapport sur la politique monétaire de novembre dernier, deux sujets dominaient l’analyse : le ralentissement économique mondial et les conséquences des attentats terroristes de septembre. Dans la Mise à jour de janvier 2002, la Banque faisait état de la tournure favorable du climat géopolitique et du redressement de la confiance des ménages. Elle estimait alors plus probable que l’activité économique au Canada connaisse une progression modeste au premier semestre, puis s’accélère vivement à mesure que l’année avancerait. Le risque que la morosité persiste tout au long de 2002 était contrebalancé par la possibilité d’une croissance robuste dès les premiers mois de l’année si les niveaux de confiance se rétablissaient rapidement.

Selon les données les plus récentes, la reprise de l’économie canadienne s’est amorcée plus tôt et a été considérablement plus vigoureuse qu’on ne s’y attendait en janvier. Avec le retour rapide de la confiance, la stimulation fournie par les mesures monétaires et budgétaires mises en oeuvre a donné lieu à une forte progression des dépenses de consommation et des mises en chantier de logements. Les exportations canadiennes ont également été plus dynamiques que ce qui avait été projeté, grâce à une expansion plus vive que prévu aux États-Unis. Pour satisfaire à la croissance des ventes finales au quatrième trimestre de l’an dernier, les entreprises ont grandement puisé dans leurs stocks, ce qui contribue à la relance de la production en ces premiers mois de 2002.

Sommaire du RPM - Avril 2002