Les bureaux régionaux de la Banque du Canada ont mené une enquête auprès de 140 firmes canadiennes représentant tous les secteurs économiques autres que celui des administrations publiques afin d'étudier les effets de la restructuration (celle-ci étant définie comme un changement fondamental dans la façon dont les entreprises mènent leurs opérations). Cette enquête a confirmé la perception selon laquelle les restructurations d'entreprises ont été plus répandues dans les années 1990 que dans les années 1980. L'adoption de nouvelles technologies a représenté le type de restructuration le plus courant. L'investissement dans la technologie était davantage fonction de la disponibilité de celle-ci que de son coût abordable. La concurrence intense est aussi un facteur important ayant incité les entreprises à se restructurer. Un autre type de restructuration observé est l'expansion de l'entreprise, qui est réalisée par un renforcement des points de vente ou encore par des fusions ou des regroupements.

Dans les entreprises sondées, la restructuration a fait perdre davantage d'emplois durant les années 1990 qu'au cours de la décennie précédente. La cause la plus commune de la diminutionde l'emploi est la concurrence, qui a rétréci les marges bénéficiaires et entraîné une compression des coûts de main-d'oeuvre. La restructuration a eu d'autres effets sur la main-d'oeuvre, notamment un ajustement de l'éventail des compétences au profit des travailleurs hautement qualifiés et le recours croissant à des employés contractuels dans le but de maintenir un certain degré de flexibilité. Les entreprises envisageaient toutefois l'avenir avec optimisme.