Au moment de la rédaction du Rapport sur la politique monétaire d’octobre dernier, la Banque prévoyait que l’inflation mesurée par l’indice de référence augmenterait au quatrième trimestre de 2002 sous l’influence de divers facteurs ponctuels, dont la hausse des primes d’assurance, et de l’effet d’écho de certaines conditions observées vers la fin de 2001. On s’attendait à ce que l’incidence globale de ces facteurs culmine au quatrième trimestre, faisant grimper l’inflation mesurée par l’indice de référence à 3 % environ à la fin de l’année, et à ce que cette incidence s’atténue tout au long de 2003. On estimait ainsi que le taux d’accroissement de l’indice de référence et celui de l’IPC global redescendraient à 2 % au second semestre de 2003.

Les taux d’inflation enregistrés depuis la parution du Rapport d’octobre ont été quelque peu supérieurs aux prévisions, ce qui est attribuable non seulement à un relèvement plus important que prévu des primes d’assurance, mais aussi à une certaine généralisation des pressions sur les prix.