Le gouverneur de la Banque du Canada, David Dodge, souhaite apporter une correction à la déclaration qu'il a faite en réponse à une question qui lui a été posée hier concernant les propos tenus lors de la réunion du G20 en ce qui a trait à la croissance aux États-Unis et l'incidence de celle-ci sur les projections de la Banque du Canada. Il a, sans le vouloir, attribué des projections faites par la Banque du Canada au président de la Réserve fédérale.

M. Dodge voulait plutôt dire ceci :

« Après avoir entendu les propos de M. Greenspan et la discussion qui a suivi, je tiens à souligner que je persiste à croire que nos projections sont appropriées [celles contenues dans le Rapport sur la politique monétaire de la Banque du Canada paru le 22 octobre]. Nous estimions en effet que le rythme de croissance de l'économie américaine au troisième trimestre avoisinerait les 6 % — chiffre nettement plus élevé que ce que nous ou quiconque avions prévu — et qu'il se situerait à environ 4 % au quatrième trimestre de 2003. En somme, rien de ce que j'ai entendu ici ne va à l'encontre de ces prévisions et ne m'amènerait à les modifier, si ce n'est peut-être qu'on semblait plus optimiste quant aux signes d'un redressement plus rapide que ce que nous avions prévu des investissements aux États-Unis. »

M. Dodge s'excuse d'avoir, involontairement, attribué les projections de la Banque du Canada au président de la Réserve fédérale.