Selon l'approche intertemporelle, la balance courante d'une petite économie ouverte n'est pas influencée par les chocs mondiaux et sa réaction aux chocs nationaux dépend de la persistance de ceux-ci. L'auteur montre que ces prédictions impliquent l'imposition de contraintes interéquations à un vecteur autorégressif structurel (VARS). Pour tester ces contraintes, il élabore des schémas d'identification qui présupposent l'orthogonalité du taux d'intérêt réel mondial aux chocs nationaux et l'absence d'une réaction à long terme de la production nette aux chocs passagers. L'auteur étudie l'évolution des balances courantes du Canada et du Royaume-Uni. Les tests qu'il effectue sur les VARS font ressortir deux illogismes : i) le solde de la balance courante de ces deux pays réagit de façon excessive aux chocs nationaux transitoires; ii) les fluctuations de ce solde sont principalement attribuables à des chocs nationaux transitoires qui n'expliquent à peu près aucune des variations de la croissance de la production nette.

Publication :

Journal of International Money and Finance (0261-5606)
Septembre 2008, vol. 27, no 5, p. 757-779