La Banque du Canada a publié aujourd'hui la Mise à jour de la livraison d'octobre du Rapport sur la politique monétaire, dans laquelle elle examine les tendances économiques et financières actuelles au regard de la stratégie qu'elle poursuit pour la maîtrise de l'inflation au Canada.

Les perspectives de l'économie canadienne continuent d'être façonnées par les changements en cours sur la scène internationale, notamment le réalignement des devises. Les perspectives à court terme de l'économie mondiale se sont un peu tassées par rapport à ce que la Banque prévoyait dans la livraison d'octobre du Rapport, mais elles reposent sur des bases plus solides, en raison des prix relativement moins élevés du pétrole et d'un regain de confiance dans la vigueur de l'économie américaine.

Compte tenu en grande partie de l'effet modérateur de la récente appréciation du dollar sur la demande globale, la Banque estime que l'économie canadienne fonctionnera en 2005 un peu plus en deçà de son potentiel qu'elle ne l'entrevoyait au moment de la parution du dernier Rapport. Pour 2006, la Banque s'attend à ce que l'expansion s'accélère et dépasse légèrement 3 %, ce qui permettra à l'économie de tourner de nouveau à plein régime au second semestre de l'année et à l'inflation mesurée par l'indice de référence de remonter à 2 % vers la fin de l'an prochain. À la lumière de ce nouveau scénario, l'atténuation du degré de détente monétaire se fera vraisemblablement à un rythme plus lent qu'on ne l'envisageait en octobre dernier.

Ces prévisions sont entachées de risques, aussi bien à la hausse qu'à la baisse, et d'incertitudes. Si les risques à court terme planant sur les perspectives économiques à l'échelle du globe se sont amoindris, il subsiste des risques à moyen terme appréciables liés à l'évolution des prix du pétrole, au rythme de l'expansion en Chine, à la façon dont les déséquilibres des paiements courants seront corrigés aux États-Unis et en Asie de l'Est, et au climat géopolitique.