La Banque du Canada a publié aujourd'hui la livraison d'avril du Rapport sur la politique monétaire, dans laquelle elle examine les tendances économiques et financières au regard de la stratégie de maîtrise de l'inflation mise en oeuvre au Canada.

La croissance de l'économie canadienne se poursuit à un rythme solide, soutenue par une expansion vigoureuse à l'échelle mondiale, la fermeté des prix des produits de base et le dynamisme de la demande intérieure. Parallèlement, la concurrence sur la scène internationale et l'appréciation passée du dollar canadien continuent de poser des défis à plusieurs secteurs. Tout bien considéré, la Banque estime que l'économie canadienne fonctionne à un niveau égal ou tout juste supérieur à sa capacité de production.

La Banque prévoit que la croissance sera de 3,1 % en 2006, de 3,0 % en 2007 et de 2,9 % en 2008. L'inflation mesurée par l'IPC global continuera d'être volatile, et de dépendre de l'évolution des marchés du pétrole brut et du gaz naturel. Le taux d'augmentation de l'IPC global avoisinera 2 %, en moyenne, en 2007 et en 2008 (si l'on exclut les effets d'une modification de la TPS). La Banque s'attend à ce que l'inflation mesurée par l'indice de référence remonte à 2 % au second semestre de l'année et y demeure jusqu'à la fin de 2008.

Des risques, tant à la hausse qu'à la baisse, pèsent sur la projection de la Banque en matière de croissance et d'inflation. Nous jugeons que ceux-ci sont relativement équilibrés, mais que les risques à la baisse seront légèrement prépondérants plus tard au cours de la période de projection.

Le 25 avril, la Banque a relevé le taux cible du financement à un jour, pour le porter à 4,0 %. À la lumière de son scénario de référence et de son évaluation actuelle des risques, elle estime qu'elle pourrait devoir relever encore quelque peu le taux directeur afin de maintenir l'équilibre entre l'offre et la demande globales et de garder l'inflation au taux cible à moyen terme. La Banque suivra de près l'évolution de l'économie canadienne en tenant compte de la hausse cumulative du taux directeur depuis septembre dernier.