Les auteurs élaborent pour la zone euro et le Royaume-Uni un modèle de projection où chacune de ces deux économies est intégrée à l'autre de façon endogène par le biais de la demande extérieure. Une courbe IS agrégée, une courbe de Phillips prospective et une fonction de réaction prospective de la politique monétaire sont estimées pour chacune des deux économies. La production potentielle est obtenue en appliquant un filtre de Hodrick-Prescott, lui-même conditionné par un sentier d'équilibre tiré de l'utilisation d'un vecteur autorégressif structurel (Rennison, 2003; Gosselin et Lalonde, 2002). La courbe de Phillips est spécifiée en fonction de l'écart de production, et la dynamique de l'inflation exprimée au moyen de l'approche des coûts d'ajustement polynomiaux de Kozicki et Tinsley (2002). Le modèle donne des projections assez justes à divers horizons de prévision et offre un outil d'analyse intéressant des politiques économiques. D'après les résultats de simulation, la production et l'inflation dans la zone euro seraient plus durablement influencées par les chocs qu'au Royaume-Uni.