La Banque du Canada a publié aujourd'hui la Mise à jour de janvier du Rapport sur la politique monétaire, dans laquelle elle examine les tendances économiques et financières actuelles au regard de la stratégie qu'elle poursuit pour la maîtrise de l'inflation au Canada.

On estime que l'économie canadienne tournait à un niveau équivalent ou tout juste supérieur à sa capacité de production à la fin de 2006, après avoir enregistré une croissance plus faible que prévu au second semestre de l'an dernier. Ce ralentissement est attribuable à une baisse de la demande d'exportations canadiennes — associée à la faiblesse de l'activité dans les secteurs de l'automobile et du logement aux États-Unis — et à la nécessité pour les entreprises canadiennes d'ajuster leurs stocks.

On s'attend maintenant à ce que le taux de croissance du PIB réel se situe en moyenne à environ 2 1/2 % au premier semestre de 2007, puis s'élève à approximativement 2 3/4 % au semestre suivant. En 2008, le rythme d'expansion devrait demeurer conforme à celui de la production potentielle (estimé à 2,8 %), de sorte que l'économie continuera de tourner près de son plein potentiel durant toute la période de projection. Ce profil implique que la croissance de l'économie, exprimée en taux annuel moyen, s'établira à 2,3 % en 2007 et à 2,8 % en 2008.

La trajectoire de l'inflation mesurée par l'IPC global restera influencée par les mouvements des cours de l'énergie et, pendant la première moitié de 2007, par l'effet de la réduction de la taxe sur les produits et services (TPS) entrée en vigueur l'an passé. L'inflation mesurée par l'IPC global devrait se situer en moyenne tout juste au-dessus de 1 % au premier semestre de 2007, puis remonter à la cible de 2 % au début de 2008, alors que l'inflation mesurée par l'indice de référence devrait revenir à 2 % dans la première moitié de 2007 et y rester.

Le 16 janvier, la Banque a décidé de maintenir son taux directeur à 4,25 %. Les risques qui pèsent sur la projection de la Banque en matière d'inflation sont encore considérés comme étant relativement équilibrés; les principaux risques, tant à la hausse qu'à la baisse, ont toutefois diminué quelque peu depuis la parution du Rapport d'octobre. La Banque juge, à l'heure actuelle, que son taux directeur se trouve à un niveau compatible avec la réalisation de la cible d'inflation à moyen terme.