La Banque du Canada a publié aujourd'hui la livraison d'avril du Rapport sur la politique monétaire, dans laquelle elle examine les tendances économiques et financières actuelles au regard de la stratégie qu'elle poursuit pour la maîtrise de l'inflation au Canada.

L'évolution de la croissance économique au Canada concorde pour l'essentiel avec les prévisions de la Banque présentées dans la Mise à jour de janvier du Rapport sur la politique monétaire. Cependant, l'inflation a été plus élevée qu'escompté. Après avoir examiné l'éventail complet des indicateurs, la Banque considère maintenant que l'économie canadienne tournait à un niveau tout juste supérieur à son plein potentiel au premier trimestre de cette année.

Au cours de la période de projection, la demande intérieure demeurera le principal moteur de l'expansion au Canada. Comme on s'attend maintenant à ce que le ralentissement de l'activité aux États-Unis dure un peu plus longtemps qu'on ne l'avait d'abord envisagé, les exportations nettes devraient brider la croissance de façon légèrement accrue en 2007. La Banque estime que l'économie canadienne progressera de 2,2 % en 2007 et de 2,7 % tant en 2008 qu'en 2009, qu'elle retournera à son potentiel dans la deuxième moitié de 2007 et qu'elle s'y maintiendra tout au long de 2008 et de 2009.

L'inflation mesurée par l'indice de référence devrait rester un peu au-dessus de 2 % au cours des prochains mois, étant donné les pressions sur la capacité de production et l'incidence du renchérissement des aliments inclus dans l'indice. Toutefois, puisque l'économie devrait retourner à son potentiel au second semestre de cette année et que les pressions attribuables aux prix des logements devraient s'atténuer davantage, on s'attend à ce que la pression à la hausse sur l'inflation mesurée par l'indice de référence s'amoindrisse et à ce que celle-ci redescende à 2 % d'ici la fin de 2007.

L'inflation mesurée par l'IPC global, quant à elle, devrait monter au-dessus de la cible de 2 % au second semestre de 2007 et culminer sous les 3 % vers la fin de l'année, avant de revenir à la cible d'ici le milieu de 2008.

La Banque considère encore que les risques qui entourent sa projection au sujet de l'inflation sont relativement équilibrés, quoique les risques à la hausse soient désormais légèrement prépondérants.

Mardi, la Banque a décidé de maintenir son taux directeur à 4 1/4 %. La Banque juge, à l'heure actuelle, que le taux cible du financement à un jour se trouve à un niveau compatible avec la réalisation de la cible d'inflation à moyen terme.