Depuis le travail précurseur de Kiyotaki et Moore (1997), plusieurs chercheurs ont mis en lumière le rôle des contraintes de garantie dans les fluctuations du cycle économique, et les créances garanties sont de plus en plus intégrées aux modèles de représentation des cycles. À contrecourant, Kocherlakota (2000) ainsi que Cordoba et Ripoll (2004) ont démontré que la contrainte de garantie en soi n'est pas un vecteur de diffusion et d'amplification des chocs exogènes, à moins que les préférences et les technologies de production ne fassent l'objet d'hypothèses hors norme. L'auteure examine l'influence des procédures coûteuses de recouvrement de dettes sur le rôle amplificateur des contraintes de garantie à l'égard des variations du cycle économique. Elle montre que, à des niveaux d'inefficience réalistes, ces contraintes peuvent intensifier fortement les effets des chocs de productivité sur la production, y compris lorsque les préférences et les technologies sont conformes aux hypothèses habituelles.

Publication :

Economics Letters (0165-1765)
Novembre 2012, vol. 117, no 2, p. 429-435