Tout au long de la crise financière actuelle, les banques centrales ont maintenu d'étroites consultations et collaboré à des mesures concertées sans précédent comme l'approvisionnement en liquidités afin de réduire les tensions sur les marchés financiers.

Les pressions inflationnistes ont commencé à se modérer dans un certain nombre de pays, par suite notamment du repli marqué des cours de l'énergie et d'autres produits de base. Les attentes d'inflation diminuent et demeurent arrimées à la stabilité des prix. L'intensification récente de la crise financière a accru les risques à la baisse pesant sur la croissance et, partant, diminué davantage les risques à la hausse portant sur la stabilité des prix.

Un certain assouplissement des conditions monétaires à l'échelle du globe s'impose donc. En conséquence, la Banque du Canada, la Banque d'Angleterre, la Banque centrale européenne, la Réserve fédérale des États-Unis, la Sveriges Riksbank et la Banque nationale suisse ont annoncé aujourd'hui une réduction de leurs taux directeurs. La Banque du Japon a dit appuyer fermement ces mesures de politique monétaire.

La Banque du Canada abaisse le taux cible du financement à un jour de un demi-point de pourcentage pour le ramener à 2 1/2 %

La Banque du Canada a annoncé aujourd'hui qu'elle abaisse le taux cible du financement à un jour de un demi-point de pourcentage pour le ramener à 2 1/2 %. Elle réduit également de un demi-point les limites de la fourchette opérationnelle pour ce taux, ainsi que le taux officiel d'escompte, qui s'établit maintenant à 2 3/4 %.

L'intensification de la crise financière mondiale a des répercussions marquées sur tous les pays. Ces dernières semaines, les conditions sur les marchés financiers internationaux se sont fortement détériorées, l'économie américaine s'est affaiblie davantage et les cours des matières premières ont baissé abruptement.

Par suite de cette évolution, les conditions du crédit au Canada se sont resserrées considérablement, en dépit de la bonne santé relative de nos institutions financières. La décélération de l'expansion aux États-Unis et parmi d'autres partenaires commerciaux importants accentuera l'influence modératrice que les exportations nettes exercent sur l'économie canadienne. La détérioration de nos termes de l'échange contribuera également à ralentir la progression de la demande intérieure. La récente dépréciation du dollar canadien aidera certes à absorber les effets de l'assombrissement des perspectives mondiales sur notre économie, mais elle ne réussira pas à les compenser entièrement.

Une expansion de la demande globale inférieure à la croissance de la production potentielle jusqu'à la fin de 2009, conjuguée à une diminution des prix des matières premières, atténuera sensiblement les pressions inflationnistes au Canada. Les attentes d'inflation demeurent solidement ancrées.

Compte tenu de ces facteurs, la Banque du Canada a décidé de s'associer à d'autres grandes banques centrales et d'abaisser aujourd'hui le taux cible du financement à un jour de un demi-point de pourcentage. Cette mesure apportera un soutien important et à point nommé à l'économie canadienne. La Banque continuera de suivre de près la situation économique et financière, ainsi que l'évolution des risques, afin de déterminer la nécessité ou non de nouvelles interventions pour atteindre sa cible d'inflation de 2 % à moyen terme.

Note d'information

La prochaine date d'établissement du taux cible du financement à un jour par la Banque du Canada est le 21 octobre 2008. Le Rapport sur la politique monétaire, qui paraîtra le 23 octobre, contiendra une mise à jour complète des perspectives établies par la Banque au sujet de la croissance et de l'inflation, dont un examen des risques entourant la projection.


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