À l'aide d'un modèle de concurrence spatiale fondée sur les quantités, les auteures examinent la rentabilité de fusions menées par des entreprises nationales ou étrangères et leurs retombées sur le bien-être social. Le modèle permet la fermeture de la firme acquise par l'acheteur national ou étranger. Les auteures montrent dans leur analyse les effets mitigés des fusions sur la rentabilité et le bien-être. La fermeture de l'entreprise ne survient que dans un petit nombre de cas à l'intérieur du modèle. L'un de ces cas concerne la situation d'établissements voisins géographiquement et il ne se réalise que si les coûts de transfert de technologies au profit de la firme résidente visée par la fusion sont prohibitifs pour l'acquéreur (peu importe sa nationalité). D'après les auteures, il arrive aussi qu'une fusion transfrontière accompagnée d'une fermeture soit non rentable mais socialement préférable.