Exchange Rate Fluctuations, Plant Turnover and Productivity

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Dans une petite économie ouverte, les variations du taux de change réel peuvent influer sur la rotation des usines, et donc sur la productivité globale, par les modifications qu’elles entraînent dans la configuration du marché. Lorsque la monnaie du pays s’apprécie, le niveau de concurrence augmente sur le marché intérieur du fait que la concurrence des importations s’intensifie et que les possibilités d’exportation s’amenuisent, chassant ainsi les usines moins productives du marché et obligeant les nouvelles venues à se montrer plus compétitives qu’elles ne l’auraient fait autrement. À l’inverse, les dépréciations rendent les importations moins concurrentielles et ouvrent de nouveaux débouchés à l’étranger, ce qui permet aux usines moins compétitives de rester sur le marché et de tenir à l’écart de nouvelles concurrentes, plus productives. L’auteur élabore un modèle structurel dynamique qui reproduit l’incidence de la productivité individuelle des usines et des variations du taux de change réel sur les décisions des usines d’entrer dans le secteur canadien du matériel agricole ou d’en sortir, et les répercussions de ces décisions sur la productivité globale. L’estimation des paramètres dynamiques du modèle se fait en deux temps. L’auteur procède tout d’abord à l’estimation des paramètres des bénéfices variables et des charges d’exploitation fixes par période au moyen de l’algorithme imbriqué mis au point par Aguirregabiria et Mira (2002) pour maximiser la pseudo-vraisemblance. Il estime ensuite les paramètres caractérisant la distribution de la productivité non observée des entrants éventuels, de même que les coûts d’entrée, par la méthode des moments simulés. Enfin, par des simulations du modèle, il étudie les effets des chocs touchant le processus de détermination des taux de change sur la productivité sectorielle globale.