Pour surmonter les défis associés aux banques d’importance systémique mondiale, le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire recommande d’imposer à ces institutions une exigence de capacité additionnelle d’absorption des pertes. Dans cette optique, j’examine des exigences supplémentaires de fonds propres fondées sur des bases microéconomiques et conçues pour cibler la composante du risque systémique ayant trait à l’interconnectivité des banques. Ces exigences supplémentaires font augmenter les coûts d’établissement des liens interbancaires et ont ainsi un effet non monotone sur le bien-être. Si une interconnectivité réduite fait diminuer le bien-être en limitant la capacité des banques de se protéger contre un choc de liquidité, elle l’améliore par ailleurs en restreignant la contagion d’une défaillance entre les établissements interreliés. Les autorités de réglementation doivent par conséquent trouver un arbitrage entre efficience et stabilité financière. Je montre en outre que lorsque l’exposition à des risques extrêmes est une information détenue exclusivement par les banques, les exigences en fonds propres sont un instrument plus efficace que les contributions à un fond de défaut. En conclusion, j’analyse l’interaction entre, d’une part, les régimes de résolution et les obligations relatives à un financement stable et, de l’autre, ces exigences supplémentaires.