Enquête auprès des responsables du crédit — 2e trimestre de 2018

Résultats de l’enquête du 2e trimestre | Vol. 11.2 | 29 juin 2018

La présente enquête porte sur les changements survenus dans les pratiques de prêt au deuxième trimestre de 2018. Elle a été réalisée entre le 7 mai et le 1er juin 2018.

Conditions de prêt aux ménages

  • Dans l’ensemble, les conditions d’octroi des prêts aux ménages se sont quelque peu assouplies, surtout en ce qui concerne les prêts hypothécaires (graphique 1)1.
  • Le taux d’approbation des demandes de prêts hypothécaires a continué de baisser, sous l’effet des changements apportés récemment aux critères de souscription (ligne directrice B-20) ciblant les prêts hypothécaires à faible rapport prêt-valeur (RPV), et des règlements mis en œuvre vers la fin de 2016 qui visaient les prêts hypothécaires à RPV élevé. Sous la pression de la concurrence pour les emprunteurs restant admissibles, les prêteurs ont allégé les modalités tarifaires2 tant pour les prêts à RPV élevé que pour les prêts à faible RPV (graphique 2). Les modalités non tarifaires sont toutefois demeurées inchangées. On s’attend à ce que les conditions d’octroi des prêts hypothécaires se resserrent au troisième trimestre de 2018.
  • Les changements récents apportés aux règles hypothécaires, conjugués à la hausse des taux d’intérêt, ont engendré une baisse de la demande de tous les types d’emprunts hypothécaires. Cette tendance devrait se poursuivre au prochain trimestre.
  • S’agissant des prêts non hypothécaires, un certain assouplissement des modalités tarifaires a été constaté dans le cas des prêts automobiles; par contre, les modalités non tarifaires n’ont pas changé. Les modalités tant tarifaires que non tarifaires des autres prêts à la consommation sont demeurées les mêmes qu’au dernier trimestre (graphique 3).
  • Aucun changement n’a été observé en ce qui concerne la demande de prêts non hypothécaires.

Graphique 1 : Les conditions de prêt aux ménages se sont assouplies, surtout en ce qui concerne les prêts hypothécaires

* Le solde des opinions est égal à la différence entre le pourcentage pondéré des opinions des institutions financières allant dans le sens d’un resserrement et le pourcentage pondéré de celles qui inclinent vers un assouplissement. Un solde positif implique donc un resserrement net des conditions du crédit.

Nota : Chaque série représente la moyenne des soldes des opinions concernant les aspects tarifaire et non tarifaire des conditions du crédit, pour chaque catégorie de prêts. Dernière observation :

Graphique 2 : Les modalités tarifaires des prêts hypothécaires se sont allégées du fait de la concurrence

* Le solde des opinions est égal à la différence entre le pourcentage pondéré des opinions des institutions financières allant dans le sens d'un resserrement et le pourcentage pondéré de celles qui inclinent vers un assouplissement.

Nota : Chaque série représente la moyenne simple des soldes des opinions concernant les prêts hypothécaires à rapport prêt-valeur (RPV) élevé et ceux à faible RPV, ainsi que les lignes de crédit garanties par l'avoir propre foncier. Dernière observation :

Graphique 3 : En dehors du léger assouplissement des modalités tarifaires des prêts automobiles, les conditions des prêts non hypothécaires sont les mêmes

* Le solde des opinions est égal à la différence entre le pourcentage pondéré des opinions des institutions financières allant dans le sens d’un resserrement et le pourcentage pondéré de celles qui inclinent vers un assouplissement.

Nota : Chaque série représente la moyenne simple des soldes des opinions pour les prêts automobiles et les autres prêts à la consommation. Dernière observation :

Conditions de prêt aux entreprises

  • Les résultats de l’enquête donnent à penser que les conditions générales du crédit aux entreprises se sont encore quelque peu assouplies au deuxième trimestre de 2018 (graphique 4), portées par les modalités tarifaires et non tarifaires (graphique 5). Encore une fois, cet assouplissement visait les grandes sociétés3. Les conditions du crédit sont demeurées les mêmes pour les petites entreprises et les sociétés commerciales depuis le quatrième trimestre de 2016 et le second trimestre de 2017, respectivement.
  • Les répondants ont indiqué que la concurrence que les banques se livrent entre elles et que leur livrent aussi les marchés de capitaux était la principale raison de l’assouplissement des conditions du crédit accordées aux grandes sociétés.
  • La demande de crédit s’est accrue, une augmentation qui tient surtout aux grandes sociétés et aux petites entreprises. Sur le plan régional, la confiance des entreprises a contribué à l’accroissement de la demande des petites entreprises de toutes les régions ainsi que celle des sociétés commerciales de la Colombie-Britannique et des Prairies.
  • L’accès aux marchés de capitaux est resté inchangé pour les grandes sociétés, quelle que soit leur catégorie de risque.

Graphique 4 : Les conditions générales du crédit aux entreprises se sont assouplies au 2e trimestre de 2018

* Le solde des opinions est égal à la différence entre le pourcentage pondéré des opinions des institutions financières allant dans le sens d’un resserrement et le pourcentage pondéré de celles qui inclinent vers un assouplissement. Un solde positif implique donc un resserrement net des conditions du crédit.

Nota : Le graphique présente la moyenne des soldes des opinions concernant les aspects tarifaire et non tarifaire des conditions du crédit. Dernière observation :

Graphique 5 : L’assouplissement tient aux modalités tarifaires et non tarifaires des prêts aux grandes sociétés

* Le solde des opinions est égal à la différence entre le pourcentage pondéré des opinions des institutions financières allant dans le sens d’un resserrement et le pourcentage pondéré de celles qui inclinent vers un assouplissement.

Nota : Chaque série représente la moyenne simple des soldes des opinions pour les petites entreprises, les sociétés commerciales et les grandes sociétés. Dernière observation :


  1. 1. Le solde des opinions révèle uniquement le sens du changement net dans les conditions de prêt par rapport au trimestre précédent; il ne donne pas d’indication quant à son ampleur.[]
  2. 2. Le coût du crédit représente l’écart par rapport aux taux de base plutôt que le niveau des taux.[]
  3. 3. On différencie les grandes sociétés, les sociétés commerciales et les petites entreprises par la taille des prêts qui leur sont accordés. Voir l’encadré 2 du document d’information intitulé L’enquête de la Banque du Canada auprès des responsables du crédit.[]