Enquête sur les perspectives des entreprises — Été 2020

Résultats de l’enquête de l’été 2020 | Vol. 17.2 | 6 juillet 2020

Les résultats de l’enquête de l’été sur les perspectives des entreprises indiquent que la confiance dans l’ensemble des régions et des secteurs est en territoire très négatif en raison des répercussions de la pandémie de COVID‑19 et de la chute des prix du pétrole. Les répondants déclarent que la faiblesse de la demande atténue tant les pressions sur leur capacité de production que leurs attentes à l’égard de la croissance des prix.

Vue d’ensemble

  • Les entrevues de l’enquête ont été réalisées de la mi-mai au début juin, au moment où les autorités commençaient à lever leurs restrictions.
  • L’indicateur global de l’enquête a fortement chuté, les indicateurs sous-jacents s’étant en majorité repliés à des niveaux bien au-dessous de leur moyenne historique.
  • Comme les entreprises anticipent une persistance de la faiblesse de la demande intérieure et extérieure en raison des répercussions de la COVID-19 et des bas prix du pétrole, les indicateurs avancés des ventes se sont écroulés. L’incertitude élevée est un facteur soulevé par bon nombre de répondants. Pourtant, environ la moitié prévoient que leurs ventes retourneront au niveau d’avant la pandémie d’ici un an (encadré 1).
  • Les entreprises de la plupart des régions et secteurs comptent nettement réduire leurs investissements. Les intentions d’embauche sont modérées, même si le quart des répondants planifient de rouvrir certains postes supprimés récemment.
  • Le nombre d’entreprises qui signalent des pressions sur la capacité de production et des pénuries de main-d’œuvre a fortement diminué, ce qui indique un accroissement substantiel de la marge de ressources inutilisées.
  • Vu la faiblesse de la demande en ces temps de pandémie, les anticipations de progression des prix des intrants et extrants ainsi que les attentes d’inflation ont considérablement baissé. Toutefois, la majorité des répondants s’attendent encore à ce que l’inflation soit dans la fourchette de 1 à 3 % visée par la Banque.
  • Les conditions du crédit se sont nettement resserrées, mais les mesures gouvernementales ont un effet modérateur bienvenu.

Indicateur de l’enquête

La confiance des entreprises est passée en territoire négatif sous l’effet des répercussions de la pandémie. Ce mouvement généralisé est clairement illustré par la chute brutale de l’indicateur de l’enquête, qui a presque atteint le creux de la crise financière mondiale de 2007-2009 (graphique 1). Depuis la dernière enquête, menée au début de la chute des prix du pétrole mais avant l’intensification des préoccupations relatives à la COVID‑19, la confiance a généralement baissé dans l’ensemble des régions. Les indicateurs des intentions d’embauche, de la croissance du prix des intrants et des conditions du crédit ne se sont pas détériorés autant qu’en 2007-2009, en partie grâce à l’aide gouvernementale offerte pour atténuer les impacts de la COVID‑19. Cela tient aussi au fait que de nombreuses entreprises prévoient un rebond assez rapide des activités après un déclin passager des ventes (encadré 1), contrairement à 2007-2009 où les entreprises anticipaient une faiblesse persistante des ventes.

Graphique 1 : Indicateur de l’enquête

Dernière observation :

Activité économique

Près de la moitié des répondants font état d’une nette diminution des ventes ces 12 derniers mois. Ils attribuent le tout aux répercussions de la COVID-19, aux bas prix de l’énergie et à la grande incertitude qui y est associée. Cela transparaît dans l’indicateur de la croissance passée des ventes, qui a fortement régressé (graphique 2). Comme les effets de la pandémie se font toujours sentir, les entreprises s’attendent à ce que la progression des ventes futures s’affaiblisse (graphique 3, barres bleues). Plus de la moitié des répondants anticipent que leurs ventes totales des 12 prochains mois seront inférieures à celles des 12 derniers. Leurs attentes s’expliquent par la détérioration marquée des indicateurs des ventes futures, notamment les demandes de renseignements et les carnets de commandes (graphique 3, ligne rouge). Tombés à leur niveau le plus bas, ces indicateurs laissent entrevoir une décélération marquée de la croissance des ventes à court terme. Les attentes à l’égard des ventes se sont modérées dans l’ensemble des régions et des secteurs, bon nombre de répondants se disant très incertains du comportement des consommateurs et de la demande future. Les attentes sont faibles surtout parmi les entreprises qui dépendent du tourisme, les entreprises des domaines de la finance et de l’immobilier et celles liées aux produits de base, particulièrement l’énergie. Cependant, beaucoup d’entreprises pensent que la faiblesse des ventes sera temporaire et qu’elle durera moins de 12 mois. La moitié prévoient un rétablissement presque complet de leurs ventes dans la prochaine année, à mesure que les effets directs et indirects de la pandémie se résorberont (encadré 1). La plupart disent avoir constaté une baisse de leurs ventes passées ou anticiper des ventes futures plus faibles, mais pas les deux.

Graphique 2 : Croissance passée des ventes

* Pourcentage des entreprises qui font état d’un taux de croissance plus élevé diminué du pourcentage de celles qui signalent un ralentissement Dernière observation :

Graphique 3 : Croissance future des ventes

* Pourcentage des entreprises qui prévoient un taux de croissance plus élevé diminué du pourcentage de celles qui signalent un ralentissement
† Pourcentage des entreprises ayant signalé une amélioration des indicateurs diminué du pourcentage de celles ayant constaté une détérioration Dernière observation :

La moitié des exportateurs anticipent une baisse de leurs ventes à l’étranger dans les 12 prochains mois. L’opinion répandue selon laquelle les indicateurs des ventes futures à des clients étrangers se sont détériorés va dans ce sens. Cela laisse présager une forte baisse des exportations à court terme. Dans l’ensemble, ce sont surtout les exportateurs du secteur des services qui expriment des perspectives de ventes négatives. Par contre, beaucoup d’entreprises manufacturières exportatrices prévoient un redressement presque complet de leurs ventes dans les 12 prochains mois ou n’ont pas souffert de la COVID‑19 vu la nature non cyclique des biens qu’elles produisent. Ces entreprises sont nombreuses à citer une demande soutenue des États-Unis et, dans une moindre mesure, de l’Asie.

Les répondants planifient de réduire considérablement leurs investissements au cours des 12 prochains mois, comme en témoigne le solde des opinions sur les intentions d’investissement en machines et matériel, qui frôle son niveau le plus bas (graphique 4). Bien que souvent manifestées dans la plupart des régions et des secteurs, ces intentions de comprimer les investissements sont le plus répandues dans les Prairies. À cet égard, les entreprises invoquent des raisons liées à la pandémie, soit la baisse de la demande intérieure, les restrictions visant les exportations et des inquiétudes quant à leur bilan. Elles sont nombreuses à limiter leurs dépenses à l’entretien du matériel. Celles qui planifient de hausser leurs investissements disent notamment vouloir soutenir leur stratégie de numérisation ou améliorer la productivité, citant parfois le passage au télétravail.

Graphique 4 : Intentions d’investissement

* Pourcentage des entreprises qui prévoient d’augmenter leurs investissements diminué du pourcentage de celles qui envisagent de les réduire Dernière observation :

Plus de la moitié des entreprises qui ont récemment fait des mises à pied entendent rouvrir certains des postes concernés dans les 12 prochains mois (encadré 1). Ce facteur explique en partie le fait que l’indicateur des intentions d’embauche demeure positif (graphique 5) même si la tendance à la baisse se poursuit. Bon nombre de répondants n’envisagent pas d’augmenter leurs effectifs, souvent du fait qu’ils redoutent de faibles ventes.

Graphique 5 : Intentions d’embauche

* Pourcentage des entreprises qui prévoient un niveau d’emploi plus élevé diminué du pourcentage de celles qui prévoient le contraire Dernière observation :

Pressions sur la capacité de production

Le nombre d’entreprises indiquant qu’elles peineraient à répondre à une hausse inattendue de la demande a nettement diminué (graphique 6). Une grande partie de cette diminution est attribuable aux répondants du centre du pays, qui sont beaucoup moins nombreux qu’aux dernières enquêtes à envisager de sérieuses difficultés. Dans les régions productrices de pétrole, les pressions sur la capacité de production demeurent aussi faibles qu’elles l’étaient. La majorité des entreprises disent ne pas tourner à plein régime en raison de l’effondrement de la demande causé par la pandémie. La plupart affirment qu’elles seraient en mesure de revenir à une production normale dans le mois suivant la fin du déconfinement (encadré 1).

Graphique 6 : Pressions sur la capacité de production

 Dernière observation :

La proportion d’entreprises faisant état de pénuries de main-d’œuvre qui limitent leur aptitude à répondre à la demande a fortement reculé (graphique 7, barres bleues). Selon les résultats de l’enquête, les pénuries de main-d’œuvre en général ont baissé dans le centre du pays. Elles sont moins intenses qu’il y a 12 mois dans l’ensemble des régions et des secteurs (graphique 7, ligne rouge), surtout les régions productrices d’énergie. Ces résultats laissent supposer un accroissement généralisé de la marge de ressources inutilisées. Plusieurs répondants ont fait valoir qu’ils n’auraient pas de mal à pourvoir des postes au besoin vu l’élargissement du bassin de main-d’œuvre disponible depuis le début de la pandémie. Quelques-uns ont cependant noté que la Prestation canadienne d’urgence leur compliquait la tâche de garder leurs employés ou d’en embaucher de nouveaux.

Graphique 7 : Pénuries de main-d’œuvre

* Pourcentage des entreprises qui font état de pénuries de main‐d’œuvre plus intenses diminué du pourcentage de celles qui signalent des pénuries moins intenses Dernière observation :

Prix et inflation

Les réponses aux questions sur le prix des intrants, le prix des extrants et l’inflation reflètent toutes des attentes de croissance plus modérée des prix. Le solde des opinions concernant la progression du prix des intrants est près de zéro (graphique 8) malgré la hausse notable du nombre d’entreprises anticipant une chute nette. Des pressions à la baisse s’exercent principalement sur les prix des entreprises du secteur des services. La situation est souvent attribuée au recul des prix des produits de base – particulièrement ceux de l’énergie – et à la pandémie, qui a freiné la demande de biens et services que ces entreprises achètent. À l’inverse, d’autres entreprises font état de pressions à la hausse découlant de perturbations des chaînes d’approvisionnement et de la dépréciation récente du dollar canadien. Les répondants s’attendent à ce que les effets de cette dépréciation se répercutent sur le coût de leurs intrants importés.

Graphique 8 : Prix des intrants

* Pourcentage des entreprises qui prévoient un rythme plus rapide d’augmentation des prix diminué du pourcentage de celles qui prévoient le contraire Dernière observation :

Dans l’ensemble, les entreprises prévoient un fort ralentissement de la croissance du prix des extrants (graphique 9). La plupart de celles qui abondent dans ce sens ont l’intention de réduire leurs prix de vente. La faiblesse de la demande résultant de la pandémie est la principale source de pression à la baisse sur les prix. Malgré une certaine pression venant des coûts des biens et services liés à la COVID‑19 (équipement de protection individuelle, services de nettoyage, panneaux de plexiglas, etc.), les entreprises entendent modérer la progression du prix de leurs extrants et réduire leur marge bénéficiaire pour rester concurrentielles. Certaines soulignent toutefois que l’augmentation des coûts finira par se refléter dans leurs prix de vente. D’autres indiquent qu’elles vont majorer leurs prix en fonction des coûts supplémentaires attribuables aux perturbations des chaînes d’approvisionnement et à la récente dépréciation du dollar canadien.

Graphique 9 : Prix des extrants

* Pourcentage des entreprises qui prévoient un rythme plus rapide d’augmentation des prix diminué du pourcentage de celles qui prévoient le contraire Dernière observation :

Les attentes d’inflation des entreprises ont nettement reculé, atteignant presque leur niveau le plus bas. Beaucoup d’entreprises anticipent une inflation inférieure à 1 % au cours des deux prochaines années (graphique 10), et certaines présagent même une croissance négative des prix. Cela dit, la majorité prévoit que l’inflation restera dans la fourchette de 1 à 3 % visée par la Banque. Celles qui s’attendent à un ralentissement de la progression des prix fondent leur jugement sur la faiblesse de la demande et des prix de l’énergie, et beaucoup de celles qui s’attendent à une accélération citent la hausse du prix des aliments. Une part non négligeable d’entreprises – plus grande que d’habitude – se dit incertaine de la croissance future des prix et ne s’est pas prononcée sur la trajectoire de l’inflation.

Graphique 10 : Attentes d’inflation

Dernière observation :

Conditions du crédit

Le solde positif des opinions concernant les conditions du crédit indique qu’il y a eu un resserrement au cours des trois derniers mois (graphique 11). Les réponses voulant que les conditions se soient dégradées sont généralisées dans l’ensemble des régions et des secteurs. Dans bien des cas, la situation est attribuée à la hausse des coûts d’emprunt ou à une moindre réceptivité des marchés aux nouvelles émissions d’obligations ou d’actions. Au moment de l’enquête, les programmes des administrations publiques, les mécanismes de la Banque du Canada et les reports de paiements avaient commencé à assouplir les conditions financières globales. Certaines entreprises mentionnent que ces mesures les aident à obtenir plus facilement du crédit.

Graphique 11 : Conditions du crédit

* Pourcentage des entreprises qui font état d’un resserrement diminué du pourcentage de celles qui signalent un relâchement des conditions. Pour cette question, le solde des opinions fait abstraction des entreprises qui ont répondu « sans objet ». Dernière observation :

Encadré 1 : Les entreprises s’attendent à pouvoir rétablir la production rapidement mais anticipent un redressement graduel des ventes

Pour mieux comprendre comment l’économie se remettra de la pandémie de COVID‑19, la Banque du Canada a demandé aux participants à l’enquête sur les perspectives des entreprises de l’été 2020 à quelle vitesse ils prévoyaient que leurs ventes, leurs effectifs et leur production reviendraient au niveau d’avant la crise1. Leurs réponses indiquent qu’ils s’attendent à ce que leur production puisse reprendre rapidement après la réouverture de l’économie et le déconfinement, mais à ce que la demande se redresse de façon plus graduelle. Dans les réponses pour chacune des catégories (ventes, emploi et production), l’incertitude élevée quant à la demande future revient beaucoup.

Les attentes des entreprises en ce qui concerne la remontée des ventes au niveau d’avant la pandémie dépendent souvent de la levée des restrictions imposées par les autorités. Environ 40 % des répondants disent que leurs ventes devraient se rétablir complètement d’ici un an ou que la COVID‑19 n’a pas nui à leurs ventes (graphique 1-A). Ces entreprises – entre autres issues des domaines de la fabrication, des services interentreprises (p. ex., fournisseurs de services technologiques ou de consultation) et des services publics – prévoient aussi de ramener leurs effectifs à près de ce qu’ils étaient avant la pandémie d’ici un an. Dans l’ensemble, elles ne signalent pas de mises à pied récentes ni de baisse des ventes passées : soit elles offrent des biens ou services non cycliques, soit leur modèle d’affaires est fondé sur des contrats à long terme. Environ 15 % des entreprises, surtout manufacturières, s’attendent à un redressement quasi complet de leurs ventes dans les 12 prochains mois. Parmi celles-ci, à peu près la moitié rapportent une baisse des ventes passées et la plupart ont fait des mises à pied.

Graphique 1-A : Plus de la moitié des entreprises prévoient que leurs ventes et effectifs retourneront au niveau d’avant la pandémie, ou presque, d’ici un an

Graphique 1-A : Plus de la moitié des entreprises prévoient que leurs ventes et effectifs retourneront au niveau d’avant la pandémie, ou presque, d’ici un an

Dans quelle mesure pensez-vous que vos ventes et vos effectifs reviendront au niveau d’avant la COVID-19 au cours des 12 prochains mois? Pourcentage des entreprises de l’échantillon élargi (119 entreprises)

VentesEmploi
Retour complet, aucun impact ou impact positif4770
Retour presque complet1911
Retour partiel ou trop incertain4318
Pas de retour915
Pas de réponse 15

Un peu moins de la moitié des répondants anticipent tout au plus un relèvement partiel de leurs ventes dans les 12 prochains mois ou en considèrent l’évolution trop incertaine pour se prononcer. Ces anticipations sont exprimées majoritairement par les entreprises du secteur des services – notamment celles qui dépendent du tourisme, et celles des domaines de la finance et de l’immobilier – ainsi que par les entreprises liées aux produits de base, surtout l’énergie. La plupart de ces entreprises font état de baisses souvent considérables de leurs ventes passées et ont récemment mis à pied des travailleurs. Bon nombre ont gelé les embauches ou ne prévoient pas de ramener leurs effectifs au niveau d’avant la pandémie. Certaines disent avoir rationalisé leurs activités en réponse à la crise, dans bien des cas à l’aide de technologies. Environ le tiers des répondants de ce groupe font valoir que la Subvention salariale d’urgence du Canada les a aidés à limiter ou à éviter les mises à pied.

En ce qui concerne la production, la majorité des répondants déclarent qu’ils seraient en mesure de la rétablir à un niveau normal dans le mois suivant la levée des restrictions (graphique 1-B), ce qui donne à penser que leur capacité de production n’a pas été réduite. En général, les entreprises du secteur des services seraient capables de retourner à plein régime un peu plus vite que celles du secteur des biens. Dans les services, celles qui anticipent un retour plus lent à une production normale sont nombreuses à invoquer des contraintes liées à la main-d’œuvre. Certaines entreprises productrices de biens soutiennent que le retour à la normale prendra plus de temps du fait de la complexité des processus ou de questions de logistique. Quelques-unes soulignent qu’elles font face à des problèmes d’approvisionnement en raison de la pandémie.

Graphique 1-B : La plupart des entreprises pourront rétablir la production à un niveau normal en un mois

Graphique 1-B : La plupart des entreprises pourront rétablir la production à un niveau normal en un mois

Une fois que les restrictions seront levées, combien de temps faudra-t-il pour que la production revienne à la normale? Pourcentage des entreprises de l’échantillon élargi (119 entreprises)

Production
Moins de 1 semaine ou production non touchée71
De 1 semaine à 1 mois22
De 1 à 6 mois ou trop incertain14
Plus de 6 mois4
Pas de réponse8
  1. 1. La Banque a interrogé 19 entreprises supplémentaires pour mieux comprendre la nature de la reprise. L’analyse présentée dans le présent encadré est donc fondée sur les réponses d’un échantillon total de 119 participants. Celui-ci est représentatif du produit intérieur brut canadien par secteur, région et taille des entreprises.[]

Le présent bulletin contient une synthèse de l’information qui a été obtenue dans le cadre d’entrevues réalisées par le personnel des bureaux régionaux de la Banque auprès des responsables d’une centaine d’entreprises, choisies en fonction de la composition du produit intérieur brut du secteur canadien des entreprises. Les données de cette enquête ont été recueillies par téléphone et par vidéoconférence entre le 12 mai et le 5 juin 2020. Le solde des opinions peut varier entre +100 et -100. Les chiffres étant arrondis, le total des pourcentages n’est pas nécessairement égal à 100. Des précisions sur le questionnaire et les réponses obtenues sont présentées dans le site Web de la Banque du Canada. Les résultats de l’enquête constituent un condensé des opinions exprimées par les répondants et ne reflètent pas forcément le point de vue de la Banque du Canada.