The Geography of Pandemic Containment

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L’interconnexion favorisée par les échanges commerciaux et la mobilité entre les régions à l’intérieur des frontières nationales est un trait majeur des économies modernes. La pandémie de COVID-19 a remis en cause ce paradigme ancien. Le rôle que jouerait l’interconnexion dans la diffusion du virus et la limitation de l’efficacité des mesures sanitaires est devenu une source accrue d’inquiétude. En réaction, les pouvoirs publics se sont efforcés dans certains cas de restreindre les mouvements de marchandises et de populations entre les régions.

Notre étude se penche sur les effets de l’interconnexion sur la pandémie et évalue l’optimalité des mesures mises en place aux États-Unis pour freiner la mobilité entre les États et à l’intérieur de leurs frontières. À cette fin, nous analysons trois types de mesures destinées à réduire ou à atténuer les pertes de bien-être :

  • les mesures en vigueur au sein des États (ces mesures ne restreignent pas les mouvements de populations ou de marchandises entre les États)
  • les mesures portant sur la mobilité et les échanges commerciaux entre les États (ces mesures restreignent les mouvements de populations ou de marchandises entre les États)
  • une politique conjuguant les deux types précédents de mesures

Trois grandes conclusions sont tirées de l’étude :

  1. Les confinements locaux permettent de contrôler avec plus d’efficacité la pandémie que les confinements nationaux. C’est en partie parce que les confinements locaux peuvent être mis en place à des moments plus opportuns.
  2. Une mesure qui restreint les échanges commerciaux et la mobilité des populations entre les États atténue les pertes de bien-être, mais ne réduit pas sensiblement le nombre de décès. Compte tenu de la diffusion interne du virus, restreindre la mobilité entre les États ne suffirait donc pas à contrôler la pandémie.
  3. Conjuguer des confinements locaux et des restrictions sur les déplacements est le plus efficace.