An Optimal Macroprudential Policy Mix for Segmented Credit Markets

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La contribution du financement non bancaire aux marchés financiers gagne en importance. Cela pose de nouveaux défis et risques sur le plan de la stabilité financière parce que des déséquilibres peuvent se manifester au-delà du secteur bancaire traditionnel. Dans ce contexte, les autorités de réglementation doivent tenir compte du rôle des institutions financières non bancaires au moment d’élaborer des instruments de politique macroprudentielle. Je contribue aux travaux sur le sujet en vérifiant si des règles macroprudentielles simples et applicables peuvent aider à stabiliser les économies dont les marchés du crédit sont segmentés.

Pour ce faire, je construis un modèle d’équilibre général dynamique et stochastique comportant un secteur bancaire et un secteur des obligations. Les banques offrent des prêts aux entreprises qui ne peuvent recourir au financement obligataire, tandis que les fonds communs de placement permettent aux entreprises qui ont accès aux marchés de capitaux d’émettre des obligations. J’examine deux cadres de politique macroéconomique possibles : 1) une règle de Taylor servant de référence pour la politique monétaire et 2) une combinaison de règles optimisées de politiques monétaire et macroprudentielle. Je compare les effets sur le bien-être qui sont obtenus selon chacun des cadres à la suite de chocs globaux et sectoriels. Conformément aux autres travaux sur le sujet, je tiens compte de différentes cibles pour la règle macroprudentielle : le volume de crédit généré dans chaque secteur, les primes de financement ou les prix des actifs.

Trois grands résultats se dégagent. Premièrement, le dosage optimal des politiques macroprudentielle et monétaire surpasse la règle de Taylor simple face aux chocs globaux. La politique macroprudentielle optimale stabilise les volumes de crédit bancaire et d’obligations. Une telle règle assouplit les contraintes relatives aux fonds propres bancaires et atténue les tensions sur le marché obligataire en périodes de turbulences financières. Deuxièmement, il n’y a pas d’arbitrage entre la stabilité des prix et la stabilité financière à la suite de chocs globaux. Et troisièmement, en présence de chocs financiers sectoriels, le dosage des politiques macroprudentielle et monétaire qui maximise le bien-être en réaction à des chocs financiers globaux procure des gains de bien-être très légèrement moindres que le dosage optimal.