Fiscal and Monetary Stabilization Policy at the Zero Lower Bound: Consequences of Limited Foresight

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Nous étudions l’efficacité de la politique de stabilisation quand la borne du zéro représente une contrainte pertinente pour la politique monétaire traditionnelle en assouplissant l’hypothèse des anticipations rationnelles. En particulier, nous supposons une rationalité limitée au sens des prévisions : on ne peut planifier que jusqu’à un certain point dans le temps quand on fait des déductions concernant l’évolution future de l’économie. Nous examinons l’incidence du degré de prévision sur les résultats des politiques monétaire et budgétaire de stabilisation.

Nous constatons que lorsque les horizons de planification sont limités, les effets de contraction d’une perturbation financière ne sont pas aussi considérables que dans une analyse des anticipations rationnelles. Toutefois, tant qu’il y a un certain degré de prévision, même un écart financier relativement modeste peut avoir un effet considérable sur les objectifs de stabilisation si des outils supplémentaires de politique ne sont pas accessibles dans des circonstances exceptionnelles.

Comme il n’y a pas d’équivalence ricardienne pour des horizons de planification limités, nous réexaminons la possibilité d’utiliser des transferts budgétaires contracycliques comme outil de stabilisation. Nous montrons que les transferts budgétaires peuvent être efficaces pour réduire les effets de contraction d’une perturbation financière, et même stabiliser entièrement la production globale et l’inflation malgré la contrainte active de la borne du zéro. Cependant, l’efficacité des transferts budgétaires dépend du degré de détente monétaire qu’ils offrent. Nous indiquons aussi qu’un bien-être accru est généralement possible si les autorités monétaires et budgétaires s’engagent à adopter des politiques dépendant du passé une fois la perturbation financière dissipée.