Eric Santor a été nommé conseiller du gouverneur en 2019. À ce titre, il assume les rôles de cosecrétaire du Conseil de direction et de directeur général du département des Analyses de l’économie internationale. Il travaille aussi sur des questions de politiques relatives à la numérisation, à l’intelligence artificielle et à la productivité. Les travaux de recherche de M. Santor ont également porté sur des sujets liés à l’incidence des mesures de politique monétaire non traditionnelles, au système monétaire international et à l’architecture financière mondiale.
M. Santor a intégré la Banque en 2001 comme économiste au sein de l’ancien département des Études monétaires et financières. Il est passé au département des Analyses de l’économie internationale en 2003, où il a assumé des responsabilités de plus en plus importantes jusqu’à en devenir le directeur général en 2013. Avant d’être nommé conseiller du gouverneur en matière de numérisation, il était directeur général du département des Analyses de l’économie canadienne de la Banque.
Originaire de London, en Ontario, M. Santor détient un baccalauréat en histoire et en science politique du collège Huron de l’Université Western Ontario ainsi qu’un doctorat en science économique de l’Université de Toronto.
Quand le taux directeur est près d’atteindre sa limite inférieure, les banques centrales peuvent accentuer la détente monétaire au moyen de mesures non traditionnelles. À ce jour, l’application de ces mesures dans le monde, par exemple l’assouplissement quantitatif et les taux d’intérêt négatifs, a eu des résultats largement positifs. Il est fréquent que les mesures non traditionnelles se renforcent mutuellement lorsqu’elles sont appliquées simultanément. Cependant, elles présentent aussi des limites potentielles et leur utilisation intensive et prolongée pourrait en faire grimper les coûts.
En réponse à la récente crise financière, les grandes banques centrales ont mis en place plusieurs types de mesures de politique monétaire non traditionnelles : mécanismes de soutien à la liquidité, facilités de crédit, achats d’actifs et indications prospectives. Jusqu’ici, ces mesures semblent avoir porté leurs fruits. Elles ont contribué au rétablissement du fonctionnement des marchés, facilité la transmission de la politique monétaire et stimulé l’activité économique. Elles ne sont toutefois pas sans coûts potentiels, notamment si l’on considère les difficultés que peuvent poser le grossissement important de la taille du bilan des banques centrales et le retrait, à terme, de ces politiques, ainsi que les vulnérabilités susceptibles de découler d’une détente monétaire prolongée.
Le système monétaire international actuel doit être repensé. L’article débute par une évaluation du système existant, qui met en lumière les forces et les faiblesses de ce dernier. Les auteurs soulignent que le système n’a pas favorisé l’ajustement rapide et symétrique des taux de change réels qui s’imposait pour soutenir l’intégration de la Chine et des autres marchés émergents à l’économie mondiale. L’absence d’un tel ajustement a contribué à la crise financière et à la récession qui ont frappé l’économie de la planète et, parce qu’elle fait obstacle au rééquilibrage requis de la demande dans le monde, elle freine la reprise à l’échelle internationale. Les auteurs proposent ensuite un axe pour la réforme de ce système, suivant lequel toutes les économies et zones monétaires d’importance systémique adopteraient des taux de change flottants convertibles déterminés par les marchés et soutenus par des politiques monétaires, budgétaires et de réglementation financière adéquates. Ils examinent aussi le rôle que peuvent jouer les pays membres du G20 et les grandes institutions financières internationales pour promouvoir et faciliter la mise en place d’un tel environnement.
Dans le cadre de leur réponse à la crise financière de 2007-2009, les banques centrales se sont lancées dans une série d’interventions inédites pour assouplir les conditions monétaires. Les auteurs définissent et étudient ces actions, tout spécialement les achats d’actifs par les banques centrales et leurs conséquences sur le bilan de ces institutions. Ils exposent ensuite les difficultés que soulève l’évaluation de l’incidence de ces mesures et se penchent sur les stratégies de sortie possibles. Les coûts potentiels des interventions et leurs retombées générales sur le cadre de conduite de la politique monétaire sont également analysés.
Les auteurs se penchent sur le rôle que les anticipations d'inflation jouent dans la conduite de la politique monétaire. Ils passent en revue les diverses mesures de l'inflation attendue tirées d'enquêtes ou fondées sur les marchés dont se servent les banques centrales, et évaluent leurs atouts et inconvénients respectifs. Ils étudient ensuite la fonction capitale des anticipations d'inflation dans le cadre qu'utilisent les autorités monétaires pour comprendre, prévoir et maîtriser l'évolution de l'inflation. Ils s'intéressent aussi au rôle de ces attentes comme indicateur de la crédibilité de la banque centrale, analysent le comportement des anticipations d'inflation au cours des deux dernières années, puis présentent leurs conclusions.
Compte tenu de l'intégration rapide et continue de l'économie à l'échelle du globe, le Fonds monétaire international doit rénover son rôle, sa structure de gouvernance et ses fonctions pour conserver sa pertinence comme institution chargée de la promotion de la stabilité financière mondiale. Lecavalier et Santor examinent divers chantiers de réforme possibles, dont : les quotes-parts, les droits de vote et la représentation; la gouvernance interne; la surveillance; les instruments de prêt; les finances; et le rôle du Fonds dans les pays à faible revenu. Ils passent également en revue les recherches qu'effectue la Banque du Canada à l'appui des efforts de réforme entrepris, notamment celles consacrées récemment à la définition d'un cadre intégré pour les activités de surveillance du Fonds.
La technologie peut améliorer l’efficacité et créer des emplois. Mais elle pose aussi des défis – comme l’incidence de l’automatisation sur l’emploi – qui demandent une réflexion approfondie et des solutions proactives.
« Does the Microfinance Lending Model Actually Work? » (avec la collaboration de Rafael Gomez), The Whitehead Journal of Diplomacy and International Relations, volume IX, no 2, été-automne 2008, p.37-56.
« Foreign Asset Risk Exposure, DOI, and Performance: An Analysis of Canadian Banks » (avec la colloboration de Walid Hejazi), Journal of International Business Studies (à venir)
« Migration, Social Networks and Credit: Empirical Evidence from Peru » (avec la colloboration de Sonia Laszlo), The Developing Economies (à venir).
« Renewing IMF Surveillance: Transparency, Accountability and Independance » (avec la collaboration de Robert Lavigne et Philipp Maier), Review of International Organizations (mars 2009), vol. 4, no 1.
« Family Values: Ownership Structure, Performance and Capital Structure of Canadian Firms » (avec la collaboration de Michael R. King), Journal of Banking and Finance, (2008), vol. 32, n° 11, p. 2423-2432.
« Financial Constraints and Investment: Assessing the Impact of a World Bank Loan Program on Small and Medium-Sized Enterprises in Sri Lanka » (avec la collaboration de Varouj Aivazian), Revue canadienne d'économique (2008), vol. 41, n° 2, p. 475-500..
Gomez, Rafael et Eric Santor (2001). « Membership has its privileges: the effect of social capital and neighborhood characteristics on the earnings of microfinance borrowers », Revue canadienne d'Économique, vol. 34 (novembre), n° 4, p. 943-966
Autres
Publications
« Central Bank Balance Sheets and Long Term Forward Rates » (avec la collaboration d'Eric Santor et Lena Suchanek), Interest Rates, Prices and Liquidity: Lessons from the Financial Crisis, sous la direction de J. S. Chadha and Sean Holly, New York: Cambridge University Press, p.172-194.
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