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Le virage numérique

Le virage numérique

L’avenir n’a rien d’analogique

Eric Santor
Eric Santor

Qu’est-ce que l’avenir nous réserve? Le monde idéal de Star Trek ou l’enfer de Blade Runner?

Automatisation, apprentissage automatique, intelligence artificielle, peur du remplacement des humains par les robots, les machines sont partout.

Rassurez-vous, la Banque réfléchit à la question. Elle s’intéresse à l’influence de la numérisation sur l’économie.

La numérisation est incontournable

La technologie transforme notre quotidien, le monde du travail et nos loisirs. C’est la rupture numérique. Personne n’est devin, mais une chose est sûre : la rupture numérique, c’est ici et maintenant, et elle est là pour rester!

Portée par les consommateurs et les entreprises, elle se voit dans tous les secteurs de l’économie canadienne.

« Elle est présente partout : on pourrait même dire que l’économie numérique est l’économie. »

James Tebrake, directeur général de la Comptabilité macroéconomique chez Statistique Canada

Au bénéfice des consommateurs

Nous n’avons plus besoin d’acheter uniquement local. Désormais, nous pouvons acheter 24 heures sur 24, aux quatre coins du pays et à travers le monde, en profitant d’une offre de biens et services toujours plus alléchante.

Les détaillants s’adaptent à cette concurrence exacerbée en cassant les prix. C’est l’effet Amazon.

Les différents biens et services que nous achetons nous renseignent sur l’impact de la numérisation de l’économie dans nos vies.

Vous avez des adolescents? Vous savez donc probablement déjà que les jeux vidéo en ligne vont bientôt faire partie de votre budget mensuel.

C’est inévitable : les entreprises d’ici et d’ailleurs vont produire de plus en plus de produits et services numériques, et elles le feront de mieux en mieux. Et vous, consommateurs de l’économie numérique, serez encore mieux servis.

Des entreprises plus performantes

Grâce à l’automatisation, l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique, la productivité des entreprises est en hausse. Les entreprises arrivent à :

  • améliorer leurs produits et l’expérience-client;
  • accroître l’efficacité et la cadence de leur production;
  • rejoindre de nouveaux consommateurs.

Nous côtoyons au quotidien ces innovations :

  • pilotage automatique par GPS des tracteurs agricoles;
  • conduite automatisée de chariots élévateurs dans les usines et les entrepôts, et utilisation de la robotique pour suivre à la trace les produits entre le fournisseur et le détaillant;
  • suggestions automatiques de produits et services susceptibles d’intéresser le consommateur;
  • interaction avec un agent conversationnel ou un conseiller virtuel sur les sites Web.

Les améliorations que peuvent apporter ces technologies pour la productivité et même pour notre niveau de vie ne font que commencer. La maîtrise de ces innovations par les entreprises qui les adoptent aura un effet boule de neige sur l’économie.

Qu’en est-il du remplacement des humains par les robots?

La prospérité promise par la numérisation ne va pas seule : la numérisation est aussi une cause d’inquiétude. L’essor de la robotisation et la menace qu’elle fait peser sur les emplois alarment.

Selon des estimations, 40 % de l’ensemble des emplois au Canada pourraient être automatisés, en tout ou en partie. Phénomène qui n’est peut-être pas aussi dramatique, même s’il reste douloureux pour certains, la technologie occasionne aussi un morcellement des tâches. Sous l’effet de cette nouvelle manière de travailler, les emplois de courte durée et la sous-traitance se multiplient.

Il est normal que les projecteurs soient braqués sur ces changements initiaux. N’oublions pas cependant qu’il faudra encore beaucoup de temps avant une robotisation complète du travail. Nos sociétés auront la possibilité de s’adapter. Faisons la part des choses. Au Canada, le nombre de robots a été multiplié par 25 depuis 2000. Or, pendant cette période, le taux de chômage a baissé à un niveau inédit en près de 40 ans.

De nouvelles possibilités

Durant cette période d’adaptation, une partie des travailleurs auront atteint l’âge de la retraite et ne seront pas remplacés. D’autres salariés auront changé d’emploi et d’autres encore se dirigeront vers des secteurs différents. De plus, la numérisation est déjà à l’origine de nouveaux types d’emplois, y compris d’emplois jusqu’ici inconnus.

La numérisation donne naissance à de nouveaux types d’emplois et de secteurs.

Ces nouveaux postes vont stimuler la croissance économique. Avec ces nouveaux emplois viendront de nouveaux revenus. Des revenus qui ne seront pas juste dépensés dans l’économie numérique. Ils iront aussi dans le reste de l’économie, dans des secteurs traditionnels comme le tourisme et le logement.

Par ailleurs, la robotisation des tâches s’avère souvent quasi impossible… C’est vrai, par exemple, dans le cas des emplois où le contact humain prime, comme dans le domaine des soins de santé.

D’autres enjeux

Il n’empêche, la rupture numérique créera des bouleversements pour une partie d’entre nous. Les personnes touchées auront besoin d’un coup de pouce. C’est pourquoi la formation continue et les programmes sociaux seront importants.

La numérisation va se poursuivre et continuera à faire évoluer la croissance économique. Devant un tel changement, les questions liées à la concurrence pourraient prendre plus d’importance compte tenu de l’influence grandissante des entreprises phares.

Le travail de recherche de la Banque

Pour la politique monétaire, les retombées sont importantes : en effet, la numérisation va influencer l’activité économique, les capacités de production et l’inflation. La Banque du Canada a une cible d’inflation. C’est pourquoi elle se doit de bien comprendre la nature des changements que la numérisation pourrait provoquer. Par conséquent…

  • Nous avons une relation étroite avec les organismes statistiques afin de mieux mesurer la taille de l’économie numérique.
  • Nous suivons de près ce qui se passe sur le marché du travail pour bien comprendre l’évolution des emplois.

Nous prenons aussi le virage numérique. Notre but? Travailler mieux. Autrement dit, améliorer nos propres prévisions et mieux comprendre les rouages de l’économie.

Nos spécialistes décrivent les prochaines initiatives portées par les nouvelles technologies.

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