Eugene Trostin est analyste quantitatif au département des Marchés financiers de la Banque du Canada. Ses recherches allient économie financière et politique monétaire, et mettent l'accent sur l'utilisation de cadres quantitatifs pour interpréter la dynamique des marchés. Eugene est titulaire d'un baccalauréat en sciences économiques de l'Université d'Ottawa.
Après le début du conflit au Moyen-Orient, les marchés à terme ont donné une idée du temps que les prix du pétrole pourraient rester au-dessus de leurs niveaux d’avant-guerre. Les options sur contrats à terme révèlent pour leur part comment les investisseurs perçoivent l’éventail et l’équilibre des risques liés aux prix futurs de l’or noir, ce qui aide les banques centrales à évaluer les risques pour l’inflation.
D’après notre évaluation, le taux nominal neutre canadien se situe dans une fourchette de 2,25 à 3,25 %, soit la même fourchette que celle estimée en 2025. Nous évaluons que le taux nominal neutre américain se situe quant à lui dans une fourchette de 2,50 à 3,50 %, soit un peu plus haut que la fourchette de 2,25 à 3,25 % estimée en 2025.
Au Canada et à l’étranger, les rendements des obligations d’État à long terme sont restés élevés malgré la baisse des taux directeurs. Cela est dû à l’augmentation des primes de terme, c’est-à-dire le revenu supplémentaire attendu par les investisseurs pour détenir ces obligations. Les préoccupations dans plusieurs pays quant à la capacité des marchés d’absorber des volumes importants de dette publique sont un facteur clé de la hausse des primes de terme.