L'étude vise deux objectifs fondamentaux : premièrement, elle cherche à établir si le taux réel d'imposition des revenus de placement a été sensible à l'inflation, et deuxièmement, à déterminer dans quelle mesure les taux de rendement réels des actions et obligations calculés à partir des conventions comptables existantes diffèrent de ceux qui se fondent sur une comptabilité corrigée en fonction de l'inflation. Elle évalue l'ampleur de la distorsion que l'inflation exerce sur le revenu des sociétés et utilise l'estimation obtenue pour calculer le taux de rendement réel, après impôt, des obligations et des actions des sociétés canadiennes entre 1966 et 1980.

L'auteur retient une définition du rendement des sociétés canadiennes qui s'écarte de celle que l'on retrouve dans les études effectuées précédemment sur ces sociétés. En effet, selon la définition de l'auteur, le coût du capital pour les sociétés est lié aux rendements après impôt que produisent les créances sous forme d'obligations et d'actions des sociétés que détiennent les différents bailleurs de fonds.

Deux constantes se dégagent empiriquement de cette étude : 1) le taux de rendement réel après impôt des actions et obligations calculé en tenant compte de l'inflation est toujours inférieur au taux qui est calculé à partir de données non corrigées, et 2) le taux d'imposition réel des revenus de placement, corrigé pour tenir compte de l'inflation, semble évoluer à la hausse, tout comme l'inflation, pendant la période-échantillon.