Long-Run Demand for M1

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Dans cette étude, l'auteur procède à l'analyse et à l'estimation des relations à long terme entre M1, les prix, la production et les taux d'intérêt, en vue de déterminer s'il y a entre ces variables une relation stable qui peut être interprétée comme une fonction de demande de monnaie à long terme. À cette fin, l'auteur cherche à rattacher un système d'équations aux données en recourant à la technique de cointégration proposée par Johansen, en l'occurrence celle à équation multiple axée sur la méthode du maximum de vraisemblance.

L'une des conclusions que tire l'auteur est que, à long terme, une élasticité-prix égale à l'unité se vérifie aisément, ce qui n'est pas le cas à court terme, tandis que l'élasticité-revenu s'approche de un demi à long terme. Les coefficients de l'écart du stock de monnaie par rapport à sa valeur d'équilibre de long terme dans le modèle vectoriel de correction des erreurs montrent que, lorsque M1 est supérieur à la demande à long terme, ce dernier baisse, et les prix montent de manière à rétablir l'équilibre de long terme. Les effets de l'écart du stock de monnaie sur la production et les taux d'intérêt ne sont pas significatifs, ce qui témoigne de la faible exogénéité de ces variables.

Il ressort de ces résultats que l'ajustement nécessaire à la restauration de l'équilibre monétaire au sein de l'économie est entièrement attribuable à des fluctuations du stock de monnaie et des prix. Cela n'empêche pas toutefois que des variations du stock de monnaie puissent avoir des effets réels à court terme. En effet, les résultats de l'étude tendent à montrer que les variations de M1 précèdent les variations à court terme de la production.