La confiance et la transparence sont indispensables au fonctionnement optimal des marchés financiers canadiens, a dit le gouverneur de la Banque du Canada, David Dodge, dans un discours prononcé aujourd'hui devant le Greater Halifax Partnership. M. Dodge a précisé que la Banque du Canada s'appuie elle-même sur la confiance et la transparence, et que ces éléments comptent tout autant pour le secteur privé.

« La confiance facilite grandement la tâche de la Banque dans l'exécution de toutes ses grandes fonctions », a déclaré le gouverneur. « Cette confiance peut être considérée comme un genre de capital social, un actif commun qui profite à tous (...). C'est un capital très précieux, qu'il ne faut pas gaspiller. »

M. Dodge a souligné que les efforts de la Banque visant à instaurer la confiance allaient de pair avec son cheminement vers une plus grande transparence. « On est beaucoup plus enclin, évidemment, à faire confiance à une institution dont les objectifs et les stratégies sont transparents, et qui propose une façon claire d'évaluer son rendement. »

Dans le climat actuel, ces enseignements sont particulièrement dignes d'intérêt pour le secteur privé. La confiance des investisseurs a été ébranlée, et des réputations ont été menacées par la faillite d'Enron. Les investisseurs doivent avoir l'assurance que les sociétés divulguent des informations complètes, d'une manière équitable et compréhensible, a ajouté le gouverneur.

Pour ce qui est des perspectives économiques à court terme, M. Dodge a dit que « l'économie canadienne progresse à un rythme plus vif et fonctionne à un niveau plus élevé que ce qui était attendu. C'est donc dire qu'elle se rapproche des limites de sa capacité de production plus rapidement que prévu. » « Comme l'économie canadienne affiche une grande vigueur, la Banque adoptera les mesures qui s'avéreront nécessaires pour garder l'inflation près du taux cible de 2 % qu'elle vise à moyen terme », a conclu le gouverneur.