La Banque du Canada publie aujourd'hui la Mise à jour de la livraison d'avril du Rapport sur la politique monétaire, dans laquelle elle examine les tendances économiques et financières en regard de la stratégie qu'elle poursuit pour la maîtrise de l'inflation au Canada.

La reprise de l'activité au Canada, qui s'est amorcée au dernier trimestre de 2001, s'est intensifiée au premier semestre de cette année. D'ici la fin de 2003, la Banque s'attend à ce que l'expansion reste vigoureuse et s'établisse entre 3 et 4 % en taux annualisé. Le taux de croissance pour l'année dans son ensemble avoisinerait ainsi 3 1/2 % en 2002 comme en 2003. Les taux d'accroissement de l'IPC global et de l'indice de référence devraient se situer un peu au-dessus de 2 % au second semestre de 2002, avant de se stabiliser à près de 2 % en 2003.

Étant donné que l'économie canadienne a progressé à un rythme plus vif que prévu au premier semestre de 2002, les capacités excédentaires dont elle dispose en ce moment sont moindres que ce qui avait été projeté dans le Rapport d'avril. L'économie devrait atteindre son plein potentiel au début de 2003, soit plus tôt que nous ne l'avions d'abord estimé.

À la lumière de cette évolution, la Banque a continué d'atténuer la détente monétaire présente au sein de l'économie en relevant le taux cible du financement à un jour de 25 points de base à trois reprises — en avril, en juin et en juillet —, pour le porter à 2 3/4 %.

La Banque reste d'avis que les conditions économiques fondamentales lui dicteront des réductions supplémentaires du degré de détente monétaire. Le moment et l'ampleur des mesures qu'elle prendra dépendront de la force des différents facteurs à l'oeuvre et des implications pour les pressions s'exerçant sur l'appareil de production et, partant, sur l'inflation.

Des risques, aussi bien à la hausse qu'à la baisse, entourent les perspectives de croissance de l'économie canadienne. D'une part, la progression de la demande intérieure pourrait être plus forte que prévu en raison du degré élevé de détente monétaire toujours en place. D'autre part, il y a les incertitudes liées aux problèmes observés du côté des sociétés et des marchés financiers, à l'échelle internationale, ainsi qu'aux effets possibles de ces problèmes sur la confiance et l'expansion économique mondiale. À l'heure actuelle, les risques relatifs à notre projection d'un taux de croissance de 3 à 4 % semblent s'équilibrer.

Pour la période à venir, la Banque continuera de veiller à prendre des mesures pour atteindre la cible d'inflation de 2 %. Le maintien de l'inflation à un taux bas et stable constitue la meilleure contribution que la politique monétaire peut apporter à une croissance soutenue.