Dans une étude récente qui tente d'expliquer l'énigme de la prime de risque rattachée aux actions dans le cadre d'un modèle à agent représentatif, Cecchetti, Lam et Mark (2000) écartent l'hypothèse des anticipations rationnelles pour utiliser à sa place l'hypothèse de la distorsion des croyances. L'auteur montre que le pouvoir explicatif du modèle de distorsion des croyances est dû à une incohérence intrinsèque et que tenter de l'éliminer revient à supprimer le pouvoir explicatif du modèle. Se fondant sur la théorie des croyances rationnelles, l'auteur construit un modèle qui, lui, est cohérent, compare sa tenue avec celle du modèle de distorsion des croyances et donne une interprétation simple des résultats obtenus.

Aussi publié sous le titre :

Equity premium with distorted beliefs: A puzzle
Journal of Economic Dynamics and Control (0165-1889)
Août 2006, vol. 30, no 8, p. 1431-1440