Avec l'abandon, dans nombre de grands pays, de la poursuite de cibles monétaires au cours des vingt dernières années, la question a été soulevée de savoir si les banques centrales devraient même se soucier de la monnaie pour la formulation et la mise en oeuvre de leur politique monétaire. L'auteur soutient qu'il est peu probable que le paradigme dominant, où la monnaie ne joue pas de rôle utile, saisisse toute la richesse du mécanisme de transmission de la politique monétaire. En outre, les résultats empiriques obtenus dans le cas du Canada ne confirment pas, à première vue, la validité du paradigme dominant. Pour toutes ces raisons, la Banque du Canada accorde une attention notable, dans ses recherches, ses analyses et ses communications, au comportement des agrégats monétaires et à leur rôle possible dans le mécanisme de transmission. Le rapport décrit comment ces agrégats étaient utilisés à la fin de 2001.