Les auteurs étudient le lien entre la consommation et les composantes de la richesse au Canada. Pour ce faire, ils emploient un modèle vectoriel à correction d'erreurs en identifiant les chocs permanents et transitoires au moyen des restrictions de cointégration proposées par King, Plosser, Stock et Watson (1991) ainsi que par Gonzalo et Granger (1995). Cette méthode permet aux auteurs de cerner la réaction de la consommation à ces deux catégories de choc. Elle leur permet aussi de calculer les propensions marginales moyennes à consommer le revenu disponible, la richesse humaine, la richesse boursière et la richesse immobilière. Les auteurs constatent que la richesse immobilière a un effet significatif au Canada, mais qu'il n'en est pas ainsi pour la richesse boursière. Du point de vue de la politique monétaire, les autorités devraient donc tenir compte davantage de l'évolution du prix des maisons que des fluctuations des cours boursiers dans l'analyse des pressions inflationnistes à venir, toutes choses égales par ailleurs.