L'auteur voit dans les obligations indexées sur les prix des produits de base un levier susceptible d'aider les pays en développement à se procurer des capitaux sur les marchés financiers internationaux, de préférence aux méthodes classiques de financement. L'émission de titres de ce genre pourrait offrir à ceux de ces pays qui sont riches en matières premières un moyen de se prémunir contre les fluctuations de leurs recettes d'exportation. Les résultats de l'étude montrent que la valeur de ces obligations augmente avec le cours du produit de base sur lequel elles sont indexées. Cela donne à penser que, si les pays en développement émettaient des contrats d'emprunt référencés sur leurs principaux produits d'exportation, le fardeau de leur dette s'allégerait quand les cours de ces produits (ou leurs recettes d'exportation) diminuent. Selon la règle simple que propose l'auteur, les pays en développement devraient recourir davantage à l'émission d'obligations indexées sur les prix des matières premières qu'à celle d'obligations ordinaires si la variance de leur dette est deux fois plus élevée que l'écart entre les rendements totaux espérés des deux types d'obligations. Cette règle tend à confirmer les bienfaits qu'un recours accru aux émissions d'obligations indexées aurait sur le fardeau de la dette des pays en développement, du fait que l'évolution du service de la dette suivrait alors celle des prix des produits exportés (et des recettes correspondantes).