The New Keynesian Hybrid Phillips Curve: An Assessment of Competing Specifications for the United States

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La prévision de l'inflation est fondamentale pour la politique monétaire. Dans la pratique, toutefois, les économistes doivent s'efforcer de concilier deux objectifs : l'exactitude et la rigueur théorique. Des travaux récents de Fuhrer et Moore (1995), de Galí et Gertler (1999), de Galí, Gertler et Lopez-Salido (2001), de Sbordone (2002) et de Kozicki et Tinsley (2002a et b) donnent à penser que les deux objectifs ne sont pas forcément mutuellement exclusifs dans le contexte de la prévision de l'inflation. La nouvelle courbe de Phillips keynésienne est séduisante sur le plan théorique, car sa formulation strictement prospective repose sur un modèle de tarification optimale où les anticipations sont rationnelles. Cette spécification ne permet pas cependant de saisir la persistance de l'inflation. L'auteur estime trois modèles structurels de l'inflation aux États-Unis qui intègrent des frictions relatives aux prix afin de tenir compte de la présence de retards dans la formulation prospective de la nouvelle courbe de Phillips keynésienne. Les modèles, qui s'inspirent de ceux de Galí et Gertler (1999) et de Kozicki et Tinsley (2002a et b), sont évalués sur la base de la qualité de leurs prévisions. Les résultats montrent que la nouvelle courbe de Phillips hybride keynésienne où l'écart de production intervient à titre de variable explicative permet de prévoir l'inflation un peu mieux que les deux autres formulations envisagées.