Dans cette étude, l'auteur présente les principaux résultats de l'application d'une nouvelle méthode d'estimation du PIB potentiel britannique. Cette méthode est fondée sur les travaux de Rennison (2003) et de Gosselin et Lalonde (2002), qui indiquent que l'utilisation conjointe d'un filtre de Hodrick-Prescott et de vecteurs autorégressifs structurels (SVAR) serait optimale pour l'estimation du PIB potentiel. L'auteur utilise cette méthodologie afin d'estimer deux composantes du PIB potentiel britannique : l'intrant travail de plein emploi et la productivité tendancielle de la main-d'oeuvre. Cette décomposition est semblable à celle utilisée par le HM Treasury (2002) et permet de bien identifier les sources de fluctuations du PIB potentiel. Selon les résultats obtenus par l'auteur, la croissance de la productivité de la main-d'oeuvre explique en grande partie la croissance du PIB potentiel au cours de la période 1971-2003. Toutefois, c'est la croissance de l'intrant travail qui explique la volatilité de la croissance du PIB potentiel. De plus, l'auteur montre que l'écart de production obtenu permet d'expliquer l'évolution de l'inflation britannique.