Les auteurs élaborent un modèle de recherche de capital de risque dans lequel le nombre de jumelages réussis entre entrepreneurs et sociétés de capital de risque à n'importe quel moment est fonction du nombre d'entrepreneurs à la recherche de financement, du nombre de sociétés de capital de risque à la recherche d'entrepreneurs et du nombre d'ouvertures dans chacune de ces sociétés. Les auteurs vont au-delà des études existantes en tenant compte du chômage de recherche d'emploi et ils modélisent de façon explicite le choix fait par les personnes de devenir employé ou entrepreneur. Leur analyse montre qu'en situation d'équilibre du marché, le niveau de conseils offert par la société de capital de risque est trop bas comparativement à l'optimum social. De plus, le nombre d'ouvertures, le niveau de l'emploi et le nombre d'entrepreneurs potentiels sont, en général, soit trop bas soit trop élevés par rapport à leur niveau optimal sur le plan social. Une politique visant l'atteinte de l'optimum social devrait comporter une subvention relative aux gains en capital, un impôt sur l'emploi ou une subvention à l'emploi, et un impôt sur l'investissement ou une subvention à l'investissement.