Les auteures analysent comment la décision d'une firme de s'engager sur un marché extérieur par la voie de l'exportation ou d'un investissement direct à l'étranger influe sur sa productivité, lorsque celle-ci est déterminée de façon endogène par la formation. L'étude révèle que, si la productivité est endogène, les entreprises exportatrices sont moins productives que les entreprises qui investissent directement à l'étranger; toutefois, les niveaux d'emploi et de production des premières sont aussi élevés que ceux des secondes. Les auteures montrent par ailleurs que l'investissement direct à l'étranger s'accompagne de niveaux de formation, de salaire et de productivité supérieurs à ceux qu'implique la production de biens destinés au marché intérieur, mais que le nombre des emplois est moindre. Autre résultat intéressant et inattendu du modèle, l'activité d'exportation se caractérise par les mêmes niveaux de formation et de productivité que la production tournée vers le marché national. Toutefois, sous des conditions de demande équivalentes, la société exportatrice affecte moins de main-d'oeuvre à la production de biens d'exportation qu'à celle de biens destinés au marché intérieur, de sorte qu'elle produit davantage pour celui-ci que pour le marché extérieur. Les auteures étudient également les facteurs soustendant la décision d'une entreprise d'exporter ou d'investir directement à l'étranger et déterminent les valeurs des paramètres qui président au choix de l'un ou de l'autre régime.