Central Bank Performance under Inflation Targeting

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Les régimes de cibles d'inflation ont 17 ans. Aujourd'hui, une vingtaine de pays les ont adoptés. On dispose donc de suffisamment de données pour dresser un bilan. L'auteur évalue les résultats obtenus sur le front de l'inflation par les banques centrales qui se sont dotées de cibles. Il étoffe à cet effet le travail d'Albagli et Schmidt-Hebbel (2004) en élargissant le nombre des facteurs susceptibles d'induire des écarts par rapport au taux d'inflation visé et en cernant les déterminants empiriques du succès de la politique monétaire en régime de cibles d'inflation. Il constate qu'une partie des écarts relevés parmi les pays et dans le temps peut être imputée aux mouvements de change, aux déficits des finances publiques et aux différences de développement du secteur financier. En ce qui concerne les caractéristiques proprement dites des régimes, il ressort que le niveau de l'inflation et de la production varie d'autant plus que le taux visé est élevé et que la fourchette de maîtrise de l'inflation est large. À l'encontre des résultats présentés dans la littérature, qui sont favorables à une plus grande transparence de la part des banques centrales, ceux de l'étude donnent à penser que le comportement de l'inflation se détériore en présence d'une transparence accrue. Fait intéressant, les banques centrales qui emploient des modèles économiques réussissent mieux à maintenir l'inflation près de la cible et la production près des valeurs tendancielles.