À la faveur des conditions macroéconomiques solides dont ils jouissent, le Canada et l'Alberta sont mieux à même d'accroître leur flexibilité et de composer avec toute situation qui pourrait survenir maintenant ou dans l'avenir, affirme le gouverneur de la Banque du Canada, David Dodge.

Dans un discours prononcé devant la Chambre de commerce de Calgary, le gouverneur a expliqué que si de bonnes conditions macroéconomiques sont nécessaires pour relever les défis qui se posent sur la scène mondiale, les politiques microéconomiques doivent encore être améliorées.

M. Dodge a déclaré que Calgary a le potentiel qu'il faut pour devenir un centre financier international spécialisé dans le secteur des ressources naturelles. Il a ajouté que la ville ne peut vraisemblablement exploiter pleinement ce potentiel tant que le Canada au complet n'est pas doté d'un cadre plus efficient pour son marché des valeurs mobilières.

« L'établissement d'un cadre réglementaire uniforme au Canada servirait sans aucun doute les intérêts de tous les Canadiens, et plus particulièrement des Calgariens, a indiqué le gouverneur. Ce cadre doit être fondé sur des principes uniformes, appliqués comme il se doit, en tenant compte de la taille et de la complexité de l'émetteur. De plus, on doit veiller à une observation rigoureuse de nos lois sur les valeurs mobilières. »

M. Dodge a souligné que le 6 mars, la Banque du Canada a laissé le taux directeur inchangé, soit à 4 1/4 %. Il a précisé que, conformément aux perspectives qu'elle entrevoit, la Banque juge, à l'heure actuelle, que le taux cible du financement à un jour se trouve à un niveau compatible avec la réalisation de la cible d'inflation à moyen terme.

Dans l'ensemble, la Banque estime que les risques qui pèsent sur ses perspectives d'évolution de l'inflation sont relativement équilibrés, a soutenu le gouverneur. Il subsiste toutefois une possibilité que la résorption des déséquilibres mondiaux devienne désordonnée.