Les décideurs publics doivent veiller à ce que le système de pensions privées du Canada offre les mesures incitatives adéquates pour que les risques soient gérés de manière appropriée, a déclaré aujourd'hui le gouverneur de la Banque du Canada, M. David Dodge.

Dans un discours prononcé au Pensions Summit de 2007 organisé par le Conference Board du Canada, le gouverneur a présenté un certain nombre d'aspects sous lesquels les incitations à gérer les risques pourraient être améliorées pour les participants et les promoteurs des régimes de retraite privés, et surtout des régimes à prestations déterminées. « Vu l'importance que revêt notre système de pension, les décideurs publics au Canada doivent continuer de s'employer à en améliorer la bonne marche », a-t-il indiqué.

Tout particulièrement, M. Dodge a fait remarquer que les mesures actuelles incitent les promoteurs de régimes à prestations déterminées à éviter d'enregistrer des excédents actuariels, même s'il serait approprié pour ces régimes d'accumuler, dans certaines périodes, des surplus qui compenseraient les déficits affichés à d'autres moments. D'autres questions mentionnées par le gouverneur portaient notamment sur le niveau de souplesse à laisser aux promoteurs pour qu'ils puissent composer avec les déficits actuariels, la façon d'appliquer les normes comptables de manière à ce que les bilans des promoteurs ne soient pas exposés à une volatilité indue, et la recherche de moyens pour que les petites entreprises soient en mesure de mettre en commun les coûts et les risques en vue de constituer des régimes de pension à prestations déterminées interentreprises.

« Si nous prenons les mesures appropriées, les promoteurs disposeront du degré de souplesse nécessaire pour gérer les risques efficacement, a ajouté le gouverneur. En définitive, le Canada peut se doter d'un système de pension mieux géré, qui soit bénéfique aux participants, aux employeurs, à l'économie et à la société canadienne. »