D'après de récents travaux effectués à la Banque du Canada (McVanel, 2005), les participants au système canadien de transfert de gros paiements pourraient aisément absorber les pertes découlant de la défaillance de l'un d'eux. Dans le prolongement de ces travaux, les auteurs exploitent un vaste ensemble de données quotidiennes sur les paiements – qui compte trois fois plus d'observations que celui de McVanel – afin d'étudier, au moyen de simulations, les pertes que la défaillance d'un participant au système de paiement ferait subir aux autres participants du secteur privé et à la Banque du Canada. Ils calculent également la perte maximale possible pour la période d'avril 2004 à avril 2006. À l'instar de McVanel, les auteurs concluent qu'il y a de fortes chances pour que les pertes découlant de la défaillance d'un participant dans le système de paiement soient faibles et puissent être absorbées. Dans certaines conditions (probablement extrêmes), les pertes d'un ou de deux petits participants pourraient être importantes, sans toutefois mettre en péril leur solvabilité. En somme, non seulement les mécanismes de maîtrise des risques du système canadien de transfert de gros paiements permettent aux participants de limiter les pertes à un niveau acceptable, mais ils les y encouragent.