Le ratio de la dette au revenu disponible des ménages canadiens est passé de 110 % en 1999 à 127 % en 2007. D'aucuns s'interrogent donc sur leur capacité à assurer le service d'une dette accrue face à un choc économique ou socio-économique négatif.

Le ratio du service de la dette mesure la part du revenu disponible que les ménages doivent consacrer au remboursement de leurs dettes. Le ratio global du service de la dette des ménages canadiens (la mesure retenue dans la Revue du système financier de la Banque du Canada) s'est récemment inscrit en hausse, mais au quatrième trimestre de 2007, il était encore inférieur à sa moyenne historique. Par conséquent, il semble que le fardeau de la dette des ménages soit généralement demeuré supportable. Toutefois, l'évolution du ratio global du service de la dette pourrait masquer certaines vulnérabilités potentielles du côté des ménages les plus lourdement endettés.

L'étude est surtout intéressante parce qu'elle analyse, au moyen de microdonnées, la distribution du fardeau du service de la dette chez les ménages canadiens. L'auteur montre que la densité des ménages se trouvant dans la queue vulnérable de la distribution a en fait diminué légèrement depuis 1999; la baisse est plus marquée dans le cas des ménages à faible revenu. Dans l'ensemble, l'analyse corrobore les conclusions tirées de l'examen des données agrégées, à savoir que, malgré la progression du ratio de la dette au revenu observée depuis la fin des années 1990, les ménages restent bien placés pour faire face à l'alourdissement de leur endettement. L'auteur compare aussi la distribution du ratio du service de la dette au Canada et aux États-Unis. Les résultats de cette comparaison donnent à penser qu'en 2004, la situation financière des ménages canadiens était meilleure que celle des ménages américains.