Bonjour. Paul et moi sommes heureux d'être ici parmi vous aujourd'hui pour discuter du Rapport sur la politique monétaire, que nous avons publié ce matin.

  • La reprise économique est amorcée à l'échelle du globe. L'évolution économique et financière a été légèrement plus favorable qu'on ne le projetait en octobre, et les perspectives de croissance économique dans le monde pour 2010 et 2011 sont un peu plus fortes.
  • Bien que le Canada ait connu une grave récession, son PIB réel s'étant contracté pendant trois trimestres consécutifs, le ralentissement a eu moins d'ampleur que dans les autres grandes économies avancées. La demande intérieure, notamment, a beaucoup mieux résisté qu'ailleurs grâce à la solidité du système bancaire canadien, à la santé financière relativement bonne des ménages et des sociétés, de même qu'à la rapidité et à l'envergure des interventions de politique monétaire.
  • La croissance économique a repris au Canada au troisième trimestre de 2009, et elle devrait avoir poursuivi son accélération au quatrième trimestre. Néanmoins, une offre excédentaire substantielle persiste, et la Banque est d'avis que l'économie fonctionnait à environ 3 1/4 % en deçà de son plein potentiel au quatrième trimestre de 2009.
  • On s'attend à ce que la reprise au Canada se déroule essentiellement selon les prévisions d'octobre, c'est-à-dire que l'économie devrait retrouver son plein potentiel au troisième trimestre de 2011. On prévoit toujours que la reprise sera plus modeste que de coutume. Les principaux facteurs qui sous-tendent la relance au pays sont le soutien des mesures monétaires et budgétaires, le regain de confiance, le raffermissement de l'économie mondiale et le renforcement des termes de l'échange.
  • Parallèlement, la vigueur persistante du dollar canadien et le bas niveau de la demande américaine, en chiffres absolus, continuent de freiner de façon notable l'activité économique.
  • Pour l'ensemble de 2009, on estime que l'économie canadienne s'est contractée de 2,5 %. On s'attend à ce qu'elle progresse de 2,9 % en 2010 et de 3,5 % en 2011.
  • En raison de la hausse sur douze mois des prix de l'énergie, l'inflation mesurée par l'IPC global est devenue positive au quatrième trimestre de 2009, comme prévu.
  • Malgré l'ampleur de l'offre excédentaire dans l'économie, l'inflation mesurée par l'indice de référence a été légèrement supérieure aux pronostics ces derniers mois. Cette rigidité est vraisemblablement liée au fait que la croissance des salaires était restée élevée par rapport à la tendance sous-jacente de la productivité.
  • L'inflation mesurée par l'indice de référence devrait augmenter progressivement, pour retourner à 2 % au troisième trimestre de 2011. On s'attend à ce que l'inflation mesurée par l'IPC global évolue de façon très similaire et qu'elle aussi revienne à la cible de 2 % au troisième trimestre de l'année prochaine.
  • Les principaux risques à la hausse concernant l'inflation sont liés à la possibilité que le redressement de l'économie mondiale soit plus vif que prévu et que la demande intérieure canadienne soit plus robuste et plus dynamique que projeté.
  • Parmi les risques à la baisse, une vigueur persistante du dollar canadien pourrait exercer un nouvel effet modérateur considérable sur la croissance ainsi que des pressions à la baisse supplémentaires sur l'inflation. Un autre risque important tient à la possibilité que la reprise mondiale soit encore plus lente qu'anticipé.
  • Mardi dernier, la Banque a réitéré son engagement conditionnel à maintenir le taux cible du financement à un jour au niveau plancher de 1/4 % jusqu'à la fin de juin 2010 afin que la cible d'inflation puisse être atteinte.
  • La Banque conserve une flexibilité considérable dans la conduite de la politique monétaire en contexte de bas taux d'intérêt, conformément au cadre exposé dans le Rapport sur la politique monétaire d'avril 2009.

Sur ce, Paul et moi serons heureux de répondre à vos questions.